#ProD2 Le VRDR s’impose mais le maintien s’éloigne…

Malgré sa belle victoire ce soir contre Nevers (36-28), le VRDR a vu ses concurrents directs pour le maintien s’imposer obscurcissant son avenir avant la dernière journée de championnat.

A deux journées de la fin, le suspense est à son comble dans cette lutte pour le maintien en ProD2. Au coup d’envoi de cette journée, six clubs étaient encore concernés par cette farouche bataille pour la survie dans ce deuxième échelon du rugby français. Quinzième, premier relégable et donc premier concerné, le VRDR affrontait ce soir au stade Pompidou l’équipe de Nevers qui ne se bat plus pour rien depuis la victoire bonifiée du FCG hier leur ôtant leurs derniers espoirs de phases finales.

La motivation était donc logiquement du côté des Drômois. La crispation aussi. Après un petit quart d’heure où le score restera muet, les Neversois trouvaient en premiers l’en-but adverse sur un groupé pénétrant efficace. Mais les Damiers ont vite réagi grâce à la malice de l’expérimenté Jody Jenneker. Alors que le ballon était en la possession des joueurs de la Nièvre à quelques mètres de leur propre ligne d’en-but, la « chenille » des avants devant sécuriser le ballon pour son demi de mêlée s’est avéré trop longue faisant rentrer le ballon dans la zone de marque. Vigilant, le talonneur dauphinois et connaisseur de la règle s’est alors couché sur ce ballon tandis que le pauvre Manevy se prenait la tête à deux mains de cet oubli pour le moins fâcheux.

Les Neversois reprenaient malgré la tête au tableau d’affichage grâce à deux pénalités récoltées notamment par de belles séquences de jeu en balayant le terrain obligeant les Damiers à défendre en reculant. Malgré tout, les Damiers ont du cœur et après trois points inscrits par Mathieu Lorée, une bonne mêlée à trente cinq mètres de la ligne donnait l’occasion à un lancement de jeu d’école : une « 89 » pour décaler Lorée qui d’une petite passe trouvait Lucas Mensa lancé à plein régime. Il ne sera retrouvé qu’en terre promise pratiquement en face des poteaux pour offrir à la mi-temps un avantage de quatre points (17-13).

L’entame du second acte était totalement à l’avantage des visiteurs. Après trois points rapidement inscrits par le buteur Derrieux, Guillaume Manevy rattrapait sa bévue de la première mi-temps en récupérant un ballon échappé au sol par Vincent Barrière pour s’en aller inscrire le deuxième essai des siens de la partie (17-23, 45′). Désormais mené et hors du bonus défensif, les Drômois ont fait preuve de patience pour revenir dans le match, bénéficiant de l’indiscipline adverse. Maxime Javaux, fraichement entré en jeu à l’ouverture, convertissait trois pénalités pour faire repasser les siens en tête peu avant l’heure de jeu (26-23, 58′).

Malgré un premier échec du buteur valentino-romanais, les Damiers ne relâchaient pas la pression. Lucas Mensa, encore lui, réquisitionnait deux défenseurs avant de passer les bras pour Tabualevu qui commettra un en-avant à quelques mètres de la ligne. Ce n’était que partie remise avant Van Lill inscrive tout en puissance l’essai du break à dix minutes de la fin (33-23, 72′). Les Neversois ne s’avouaient pas vaincus pour autant en marquant un essai en coin par Tarrit après une maligne combinaison en touche. Avec seulement cinq points d’avance, les Dauphinois maintenaient leurs adversaires dans leurs trente mètres. Ils parviendront même à récolter une pénalité à la sirène qui scellera définitivement le score (36-28).

Malgré cette victoire, l’opération maintien a pris du plomb dans l’aile à cause des résultats des autres concurrents. Rouen et Provence ont surclassé respectivement Perpignan et Montauban alors que Mont-de-Marsan s’imposait à Béziers. Le dernier espoir venait de Colomiers où Aurillac se déplaçait mais une pénalité à la dernière minute de Thomas Salles offrait la victoire aux Cantaliens. Ces trois points inscrit par l’arrière d’Aurillac assure le statut-quo au classement qui n’arrange en rien le VRDR, toujours à quatre points derrière Aurillac. Pour espérer un maintien, il faudra aller s’imposer à Oyonnax sans qu’Aurillac n’empoche le moindre point à domicile contre Provence, déjà sauvé.

MRB