#Nationale Mohammed Khribache (CS Bourgoin-Jallieu) : « On sent de la sérénité dans ce club »

Mohammed Khribache a fait cet été son grand retour au CS Bourgoin Jallieu après trois années au Stade Montois. Pour #LSD, il nous a expliqué son choix de revenir dans le Nord-Isère et s’est projeté sur cette saison de Nationale.

Tu es de retour du côté du CSBJ après trois ans en Pro D2. Qu’est-ce qui t’a plu et t’a fait revenir à Bourgoin ?
Ce qui m’a fait revenir, c’est d’abord mon attachement au club. J’étais parti à contre cœur il y a quelques années suite à tous les problèmes extra-sportifs. Depuis trois ans, le club s’est restructuré et s’est remis en place dans tous les domaines. Quand on parle aux présidents, au manager, on sent de la sérénité dans ce club. Ils ne veulent pas griller les étapes. J’ai senti de la sérénité et le club veut repasser dans une structure professionnelle dans les années à venir. Cela doit se faire dans tous les secteurs et ils l’ont bien compris.

Tu as signé avant la réforme et la création du championnat Nationale. C’est un plus pour toi que Bourgoin soit à ce niveau ?
Ce championnat de Nationale est une très bonne idée. Tous les clubs sont susceptibles de monter en Pro D2. Il n’y aura pas de matchs faciles et toutes les équipes se valent. De notre côté, on est loin d’être un prétendant. On va rester à notre place tout en faisant notre boulot. C’est le championnat Pro D2 bis, je sais ce que c’est. Ce sera un championnat très long avec de longs déplacements. Pour moi, c’est un plus car j’avais signé avant la réforme. C’est bien pour les clubs, les stades et le public.

Tu dis que le CSBJ ne fait pas forcément partie des prétendants. Vois-tu déjà une hiérarchie se dessiner dans ce championnat Nationale ?
Franchement, c’est compliqué de dire qu’une ou deux équipes vont marcher sur le championnat. Il y aura de beaux clubs qui annoncent qu’ils veulent monter. Albi dit que c’est l’année où il monte et qu’ils sont prêts pour ça. Bourg fait l’ascenceur et pourra faire parler son expérience. Je pense que tous les clubs vont se valoir et il faudra se démarquer sur le long terme. Le championnat est long, les phases finales aussi. Ce sera le club qui gèrera le mieux sa saison dans son intégralité qui sera bien placé au final. De notre côté, nous ne sommes pas favoris et c’est bien d’avoir ce statut là. Si on doit au cours de la saison, être annoncé comme favori, on l’acceptera. On n’a pas peur de ça !

Comment se passe cette reprise pour vous ? Qu’est-ce que cela change au quotidien ?
Il n’y a pas grand chose qui change. C’est surtout hors du stade où il faut faire attention et respecter les consignes. Il suffit qu’une personne oublie les protocoles, ramène des symptômes et il peut y avoir une catastrophe avec trente joueurs contaminés. Ce qui change, ce sont surtout nos précautions à prendre hors rugby. Après, au quotidien, je peux dire que nous sommes privilégiés car nous avons des tests réguliers.

La préparation a été chamboulé puisque le derby contre le FCG a été annulé. Comprends-tu cette décision de ne pas pouvoir jouer contre des clubs de Pro D2 ?
Oui, c’est compréhensible. Au niveau Fédérale, nous sommes un peu moins testés qu’au niveau professionnel. Cela pourrait créer des problèmes en cas de cas positif. Mais notre préparation sera quand même intéressante. On va jouer Bourg et Massy qui sont des équipes d’expérience qui font l’ascenseur régulièrement. Nous serons directement dans le bain

En plus de ton activité de joueur, tu as décidé de te lancer dans le coaching avec l’ASSMIDA. Comment cela se passe pour toi ?
C’est un rôle qui me plaît bien. J’avais déjà passé mon diplôme d’entraîneur en 2009. Cela m’apporte en tant que joueur puisque je me mets de l’autre côté. Je sais l’exigence que les coachs mettent sur nous et certains joueurs ne le comprennent parfois pas trop. Cela peut m’amener que du plus. Puis l’ASSMIDA, je connais bien, j’ai des connaissances là-bas. C’est un club connu dans la région qui suit les mêmes valeurs que Bourgoin. Tout se passe bien et les joueurs m’impressionnent. Il faut en vouloir après une journée de boulot de 9h de venir faire du contact, du rugby. C’est vraiment plaisant de voir ça et cela me plaît énormément. De notre côté, on essaie de leur apporter une autre vision du rugby. Nous n’avons pas tout changé mais pour l’instant, cela plaît bien au groupe. On verra maintenant sur les matchs.

Crédit photo : Stade Montois Rugby

Nissan