#ProD2 Le FCG se fait peur mais fait plier Oyonnax

Malgré le retour à deux points en fin de match d’Oyonnax pourtant en infériorité numérique, le FCG s’est imposé 33-26 au Stade des Alpes, dépassant son adversaire du soir au classement.

L’enjeu n’était pas à chercher bien loin. Entre deux équipes qui se tenaient en quatre points avant le début du match et toujours sous la menace de Nevers, septième, postulant également aux phases finales, la rencontre s’annonçait d’une importance déterminante d’autant plus que les deux écuries étaient revanchardes après avoir perdu toutes les deux à domicile lors de la précédente journée. Le FCG qui est une équipe métamorphosée depuis le match aller à Charles Mathon et sa formidable remontée au classement voulait montrer à son rival du jour que sa défaite contre Perpignan n’était qu’une faute de parcours.

Ainsi les Grenoblois dominaient les débats en début de match profitant d’un vent plutôt en leur faveur pour investir le camp adverse. Très vite, Corentin Glénat récompensera le travail de ses coéquipiers en marquant les six premiers points de la partie. Les Oyonnaxiens se retrouveront quelque peu après en marquant à leur tour leurs premiers points après deux échecs au préalable de Yohan Le Bourhis. Alors que les Grenoblois semblaient supérieurs, un manque de maitrise et de la précipitation dans les 22 mètres adverses empêchaient de se créer de véritable action d’essai. C’est finalement sur une action un peu dans le désordre qu’Eric Escande trouvera la faille dans la défense pour aller aplatir quarante mètres plus loin. Malheureusement sa folle chevauchée ne sera pas récompensée puisqu’un léger en-avant entre Orioli et Nagusa est venu polluer et condamner sa réalisation. Un coup dur puisque, une mêlée et une pénalité plus tard, les « Oyomen » parvenaient à égaliser cinq minutes avant la mi-temps. Les Grenoblois, désireux de conclure d’une bonne manière un premier acte plutôt en leur faveur, ont finalement réussi à faire plier le genou de leurs adversaires par Deon Fourie, auteur de son cinquième essai de la saison, profitant d’une double supériorité numérique. A la mi-temps, les Rouge et Bleu menaient de sept points (13-6).

L’entame de la deuxième mi-temps étaient paradoxalement à l’avantage des visiteurs pourtant réduits à treize. Grâce à une très bonne gestion, les Oyonnaxiens marqueront même trois points supplémentaires. C’est finalement les deux équipes rendues à quinze que les Grenoblois reprenaient leur marche en avant. Après trois nouveaux points signés Corentin Glénat, les Grenoblois confirmaient leurs approximations sur les renvois permettant à leurs adversaires de réinvestir les 22 mètres. Indisciplinés, les Isérois permettaient à leurs assaillants de glaner une touche à cinq mètres qui se conclura par un groupé pénétrant gagnant et un ballon aplati par un des punis de la première mi-temps Benjamin Geledan. Une nouvelle fois, les Dauphinois réagiront et sur une situation analogue, l’arbitre accordera un essai de pénalité après un maul écroulé sciemment près de la ligne d’en-but. Le fautif, Benjamin Geledan, se verra écoper un second carton jaune synonyme d’exclusion définitive. Profitant des espaces laissés par ce joueur en moins, les locaux accélèreront et marqueront un troisième essai, œuvre de leur capitaine Steeve Blanc-Mappaz, cette fois-ci à la conclusion d’un joli mouvement initié par la course tranchante de Jean-Charles Orioli. Mais alors qu’on sentait les Grenoblois sûrs de leurs forces et en route pour un bonus offensif, la peur de gagner a envahi les têtes des hommes de Stéphane Glas. Les Oyonnaxiens repartaient de plus belle et parvenaient à revenir à deux points à cinq minutes du terme après un essai de Rory Grice, l’ancien glorieux du Stade des Alpes. Mais une nouvelle fois, le FCG se réveillera dans les dernières minutes pour inscrire un ultime essai tout en puissance par Deon Fourie qui signera un doublé. Un essai qui ne sera pas celui du bonus offensif espéré un temps mais important car il privera les joueurs de l’Ain de celui défensif.

Une dernière réalisation qui a une incidence au classement car, par cette défaite sans bonus de l’USO, les Grenoblois reprennent la cinquième place à leurs adversaires du jour grâce aux points terrains et peuvent désormais se mettre en ordre de marche pour aller conquérir la quatrième place détenue par Colomiers.

MRB