#Fed3 Jean-Victor Bertrand (US2Ponts) : « On a su saisir les opportunités »

Surprise de la dernière journée de Fédérale 3, l’US2Ponts est allée s’imposer à Izeaux (20-27) jusqu’alors invaincu, empochant même le point de bonus offensif. Un résultat qui satisfait son entraineur Jean-Victor Bertrand, heureux de voir les investissements de ses joueurs récompensés.

Jean-Victor, quel est ton sentiment après la victoire de ton équipe face à Izeaux ?
Ca conclut ce premier bloc où on a commencé avec pas mal de regrets : on perd la semaine dernière contre La Tour-du-Pin où on menait à la 35ème 21 à 6 et on se prend un 39-0 derrière, donc ça fait toujours râler, et à Tullins, on perd à la dernière minute (20-19). Il fallait valider les entrainements du groupe qui étaient vraiment de qualité depuis la reprise au mois d’août en plus du travail qu’on avait fait en juin. Là, contre Izeaux, on a essayé d’être assez pragmatique, on a su scorer quand il le fallait. On était en face d’une bonne équipe même s’ils avaient quelques soucis d’effectif. Mais après, ça, c’est un peu le lot de tout le monde. On a su saisir les opportunités en étant notamment solide en touche et sur les fondamentaux. On arrive à marquer un essai sur un groupé pénétrant, on marque aussi un essai en contre de 80 mètres. On a su s’adapter aux conditions qui n’étaient pas faciles où il pleuvait avec un terrain lourd. Les joueurs ont vraiment fait ce qu’il fallait. La cerise sur le gâteau, c’est ce point de bonus offensif, ce qui n’était vraiment pas prévu. Je ne savais même pas qu’on l’avait à la fin tellement que j’étais dans l’esprit de la gagne. Le mérite revient aussi à la réserve qui a fait un gros match et qui a également gagné. C’était une de nos attentes aussi de ne pas dissocier la « une » de la « deux ». On travaille tous ensemble et on veut tous redorer le blason de Pont-de-Claix. Mais rien n’est fait ! On a fait que trois matchs, il nous en reste dix-neuf. Comme on dit, c’est à la fin du bal qu’on paie les musiciens.

On imagine que le deuil qui a frappé le club dans la semaine a aussi joué dans la motivation des joueurs.
On est un sport de combat où l’affect joue beaucoup. Tu vas chercher des valeurs au plus profond de toi pour essayer de te surpasser. Effectivement, on avait tous une pensée pour Jeannot, on avait tous un brassard noir. Je pense que du haut de son fauteuil là-haut, il doit être fier de ces petits qui travaillent. Il fait partie de ceux qui ont marqué le club par leur implication. Faut pas oublier qu’il était bénévole et ça me parait important de lui rendre hommage. 

Après ce premier bloc de trois matchs, tu dois être satisfait du bilan, non ?
Surtout dans le contenu parce que je pense que comptablement, on aurait pu faire bien mieux. Cette défaite sur le fil à Tullins et cet effondrement contre les Vallons de La Tour… Après, le RCVT, c’est une équipe qui a gagné tous ses matchs mais sans mettre des tôles à tout le monde, à part chez nous. Ils gagnent chez eux mais pas sur des gros scores donc ça veut aussi dire que les équipes qui se déplacent là-bas ne se découvrent pas trop. Nous, on a essayé de jouer contre eux et on a pris une petite fessée. Mais ça ne nous enlèvera notre volonté d’être ambitieux dans ce qu’on veut faire. Dimanche, au lieu de prendre trois points, on est allé chercher la touche et on a marqué un essai derrière. C’est une philosophie de jeu, un état d’esprit. Pour l’instant, on est dans ce qu’on s’était dit : ne pas se sous-estimer et être ambitieux.

Crédit photo : Virginie Raspall

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