#Proligue Sylvain Renaud (Valence Handball) : « Stabiliser le club en Proligue à horizon trois ans »

Sauvé suite à l’arrêt de la saison de Proligue, le Valence Handball va débuter sa seconde saison au second niveau français. Pour #LSD, le directeur général du club Sylvain Renaud s’est confié à #LSD sur l’actualité du club, les objectifs et cette intersaison particulière.

Est-ce que la période de confinement et l’arrêt soudain de la saison a eu des conséquences au Valence Handball ?
Les plus grosses conséquences ont été économiques et sur la démarche des partenaires. Sportivement, on a pris part à des discussions avec la Ligue et la décision a été vite prise. Nous avons décidé d’arrêter le championnat sans descente. Tous nos joueurs sont au chômage partiel depuis le 15 mars et au vu des obligations légales, les joueurs n’ont pas eu de programme à suivre. Le vrai coup d’arrêt pour nous, c’est sur la démarche partenaires. C’est la première année que le club avait fait un vrai investissement sur le côté extra-sportif (communication, commercial). Nous avions mis des choses en place qui portaient leurs fruits entre fin 2019 et début 2020. Il y avait de nouvelles têtes au match et c’est positif. C’est en train de repartir et la bonne nouvelle est que pour l’instant, nous n’avons pas de préjudice par rapport aux engagements des partenaires.

Comment va se passer la reprise au VHB ?
Le début du championnat de Proligue est fixé au 2 Octobre. On va faire reprendre les joueurs le 27 juillet avec le respect des règles sanitaires. Tout le monde devra être testé. Il y aura quatre semaines de réathlétisation avec et sans ballon. Théoriquement, nous aurons un tournoi amical à Valence sur le premier week-end de Septembre. Il y aura plusieurs équipes de Proligue présentes. Il devrait y avoir Saran, Nice et Dijon mais ce n’est pas encore figé. Tout le monde attend notamment les décisions concernant la Super Coupe (NDLR : Fusion Coupe de France et de la Ligue).

Vous avez misé sur la stabilité lors de cette intersaison particulières avec peu d’arrivées ?
Nous avons su assez tôt que nous nous maintenions en Proligue. Ce qui a été compliqué, c’est qui dit arrivée dit départ. Nous n’avons pas pu avoir de vrais échanges avec les joueurs. On a malgré tout pu les prévenir assez tôt tout en les accompagnant sur la suite. Concernant les arrivées, cela n’a pas été évident non plus puisque les joueurs ont coupé tôt avec le confinement. Recruter des joueurs qui ne jouent pas, ce n’est pas simple. On a l’arrivée d’un étranger et cela n’est pas simple car on ne connaît pas sa date de retour. 

Peux-tu nous parler des arrivées ?
Eric Forest a pu faire un recrutement en rapport avec son projet de jeu. L’an passé avec la montée tardive, il a subi le recrutement de l’entraîneur précédent. L’avantage pour cette année est qu’il a pu choisir ses joueurs. On sait qu’on ne jouera pas les premiers rôles en Proligue et l’objectif est de stabiliser le club en Proligue à Horizon 3 ans. Concernant les arrivées, nous avons signé Artur Adamik, gardien titulaire de Besançon qui formera une belle paire avec Julien Salmon qui sera boosté par cette arrivée. On a récupéré Vergely et Gassama qui arrive de St Marcel Vernon puis le jeune Malfondet qui était au centre de formation de Chartres. Ce recrutement fait un belle équilibre entre la jeunesse et l’expérience puis entre les joueurs français et étrangers. C’est dans le cadre de ce que nous souhaitons.

Quels seront les objectifs du VHB en Proligue cette saison ?
Je dirais un maintien plus serein. Le but sera d’accrocher encore plus nos adversaires. Il y a deux nouveaux venus derrière nous et on ne sera plus le petit poucet. On aimerait se maintenir plus tôt en visant entre la 10ème et la 12ème place.

Vous faites aussi un gros travail dans la formation. C’est un objectif ?
Nous souhaitons avoir une vraie dynamique avec nos jeunes. Cette année, nous avons fait le choix de ne pas reconduire l’équipe N3 au sein du VHB. On a donc privilégié le fait d’accompagner les joueurs depuis notre équipe -18 championnat de France vers des clubs et des niveaux auxquels ils peuvent prétendre. On a préféré dire qu’on améliore notre équipe U18CF et à la sortie de ces années, il y aura trois groupes. Nous avons ceux qui pourront intégrer l’équipe Proligue. Cette année, il y aura cinq joueurs qui participeront à la préparation et à plusieurs entraînements professionnels notamment pendant les vacances. Nous avons ensuite des jeunes qui n’ont pas le niveau Proligue et que nous accompagnerons vers d’autres clubs comme Guilherand Grange. Cette année, ce fût le cas avec Noé Carrière cette saison. Pour le troisième groupe qui ne veut pas forcément se destiner au professionnalisme, nous sommes en train de mettre en place un partenariat avec Bourg les Valence.

 

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