Julien Prat (Porte de l’Isère) : « Les filles ont une carte à jouer cette année »

L’Entente Porte de l’Isère sera l’un des trois représentants isérois en Nationale 2 Féminine l’an prochain. Pour #LSD, le désormais ex-coach mais président Julien Prat est revenu sur la saison de ses joueuses tout en donnant son avis sur celle qui arrive.

Pour revenir sur la saison dernière, c’est une année parfaite mais elle peut laisser des regrets notamment sur la fin prématurée de la Coupe de France ?
Bien sûr qu’elle est belle. On a des regrets mais pas seulement sur la Coupe de France. Nous n’avions pas perdu un match et c’est un groupe de filles qui aurait mérité de repartir avec un titre. Cela s’est arrêté brusquement et c’est dur à gérer car nous étions pleins d’espoirs. On devait notamment accueillir un plateau de Coupe de France et cela a mis un vrai coup d’arrêt.

Avez-vous pris le temps de vous retrouver ensemble pour fêter la montée ?
Non. De mon côté, j’ai décidé de prendre du recul avec l’entraînement. Nous avons donc réalisé les entretiens et un nouveau projet s’est mis en place. Il y a un nouvel entraîneur et il a pris la succession. Ils ont fait certaines séances et sont en train de mettre le projet en route sur une saison neuve. Puis, c’était compliqué de fêter ça avec la fermeture des boîtes de nuit, etc.

Qui sera votre remplaçant en tant que coach l’an prochain ?
Il s’agit de Nicolas Bernet qui était à St Priest cette année et qui revient au club. J’ai annoncé tôt que je ne reprenais pas et il s’est porté candidat. Nous n’avions pas comme ambition de faire venir quelqu’un d’étranger au club. On lui laisse donc sa chance et avec le groupe de filles qu’il a, je pense que cela se passera bien.

Les poules sont sorties. Quel est votre avis sur celle de Porte de l’Isère en NF2 ?
C’est une belle poule régionale. Les filles ont une carte à jouer cette année. On va dire que je m’enflamme mais je pense qu’avec la qualité de ce groupe, elles peuvent viser la première moitié de tableau aisément.

Beaucoup de mouvements sont à prévoir dans l’effectif de PDI ?
Le projet est attractif et nous aurons certaines joueuses qui vont nous rejoindre. Il y aussi la création d’une équipe réserve pour l’an prochain. A ce jour, il n’y a pas beaucoup d’arrêts. On compte celui de Marion Callave, gardienne de but mais sinon de nombreuses joueuses souhaitent continuer. Il y aura peut-être des bébés durant la saison mais c’est plus la nature.

En tant que président, avoir une équipe féminine en NF2 et une équipe masculine en N1 vous permet de légitimer votre projet ? Il est reconnu aujourd’hui ?
Malheureusement, il n’est pas reconnu.. Nous n’avons peut-être pas assez de moyens financiers et technique. Pour exemple, j’ai une équipe féminine qui va devoir louer un gymnase pour s’entraîner car je n’ai pas assez de créneau disponible. On veut faire rayonner le handball féminin mais je pense que ce sera compliqué car il va falloir faire un choix. Pour cette année, on a décidé de fonctionner autrement. Nous avons souhaité que deux filles prennent le leadership  pour faire avancer le projet Porte de l’Isère auprès des partenaires. Sans ça, c’est très compliqué de faire fonctionner un projet handball féminin et masculin.

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