#Fed3 Jean-Victor Bertrand (US2Ponts) : « Je prends cette nomination comme un honneur »

Depuis mercredi soir, l’US2Ponts a son nouvel entraîneur en la personne de l’ancien ailier du FCG Jean-Victor Bertrand. Un nouveau rôle pour lui au sein du club qu’il aborde avec fierté et ambition.

Dans les tuyaux depuis quelques jours, les présidents de l’US2Ponts Pierre Eymeri et Eric Garcia ont annoncé mercredi soir aux joueurs l’arrivée aux commandes de l’équipe de l’ancien ailier du FCG Jean-Victor Bertrand. Au club depuis trois saisons déjà où il entraînait les moins de 18 ans avec qui il a notamment remporté un titre de champion des Alpes en 2018, le « Pistolero » encadrera pour la première fois de sa carrière une équipe première en succédant à Yassine Hadji arrivé lui-même à la tête de l’équipe Une l’année dernière. Une nouvelle qu’il accueille évidemment avec fierté : « J’ai pas hésité longtemps. Ça va me mettre le pied à l’étrier. Je prends cette nomination comme un honneur. Advienne ce qu’il advienne, ça ne reste que du sport. C’est un beau projet avec des personnes qui entraîneront avec moi que j’estime beaucoup en espérant que ça se passe bien. Ce sera à moi de prouver ce que j’ai à prouver. Mais les clefs du camion ce sont les joueurs qui les tiennent parce que ce sont eux qui font vivre le club et qui sont la vitrine du club. » 

Le nouveau manager sera assisté de Florin Corodeanu, son ancien coéquipier au FCG, d’André Pacewicz qui étaient déjà avec l’équipe première l’année dernière et également accompagné par Eric Magnon avec qui il a entraîné les « Balandrade ». « Ce sera une collaboration en très bonne entente avec Florin, commente-t-il. J’avais joué avec lui à Grenoble, on s’était toujours gardé de vue, nos familles s’entendent très bien. Donc ce sera un partage de compétences tout au long de l’année. On va travailler à quatre en se répartissant les rôles. Certainement Florin et moi sur la première et André et Eric avec la « B » parce que c’est important que les joueurs de la réserve aient des référents. »

Jean-Victor Bertrand  « Je ne vise pas le maintien »

Le staff aura la charge de faire oublier une saison cauchemardesque en Fédérale 3 pour les joueurs qui n’ont connu la victoire qu’à deux reprises lors du précédent exercice. Une tâche périlleuse comme le confie le technicien de 48 ans : « Mon principal objectif sera de redonner envie aux joueurs. Les gens qui disent « C’est dans la défaite qu’on apprend » c’est certainement des personnes qui n’ont jamais connu le goût de la victoire. J’en ai connu des saisons où ça ne se passe pas très bien et c’est compliqué de repartir derrière parce que tu remets plein de choses en question. » Mais sans être présomptueux, le nouveau coach se veut malgré tout ambitieux en ne s’interdisant aucune limite : « Personne ne vend son projet en visant la dernière ou l’avant-dernière place. Après bien sûr, au fur et à mesure de l’année, on aura mesuré les forces et les faiblesse de l’équipe et on verra si on est candidats à la montée ou au maintien parce qu’on n’a pas les armes pour. Mais aujourd’hui, sans être prétentieux, je ne vise pas le maintien. Je vois cette nouvelle saison comme une chance. D’une part parce qu’on est maintenu et d’autre part, que ça va nous donner l’opportunité de faire une bonne préparation physique en mai-juin si le confinement est arrêté. On laissera le groupe en vacances en juillet et puis on repartira en août avec la base de ce qu’on aura déjà préparé en début d’été. Il faut savoir saisir cette chance. »

« Retrouver cet allant »

Fort de son expérience avec les équipes jeunes de l’US2Ponts, Jean-Victor Bertrand retrouvera dans son effectif senior un bon nombre des joueurs passés sous ses ordres dans leurs plus jeunes années. Bien qu’il n’a pas encore discuté à ce jour avec les joueurs, Jean-Victor Bertrand donne quelques indications quant à son management et sa vision : « J’attache énormément d’importance à la relation humaine parce que je pense que si on est bien avec ses joueurs, ils vous le rendent automatiquement sur le terrain. Je veux être à l’écoute, savoir discuter quand il le faut et mettre les points sur les « i » à d’autres moments.  Je veux aussi mettre davantage d’implication à l’entrainement même si ça dépendra aussi des résultats. On le sait, ce sont des bons résultats qui feront que l’ambiance générale du club sera bonne de l’équipe première jusqu’à l’école de rugby. Le but, c’est de retrouver cet allant. »

De l’allant et également un peu de lustre  à un club qu’il apprécie : « C’est une ambiance très familiale. Les anciens s’investissent avec les jeunes. Il y a plein d’anciens joueurs qui restent au sein du club et c’est très bien parce qu’on a pas des moyens pharaoniques et qu’on a besoin de toutes les forces vives du club. Pont-de-Claix, c’est un club d’agglomération, que j’ai envie de considérer comme un club de quartier, qui veut exister. »

S’il regarde de l’avant et veut repartir sur une page blanche, il n’oublie de remercier et féliciter son prédécesseur :« On connait le parcours des entraîneurs. Un coup, ça va, un coup, ça va pas… Quand il y a panne de résultats, un moment il faut tirer un fusible pour peut-être amener un nouveau discours ou autre chose… En tout cas, je tenais à tirer un coup de chapeau à Yassine parce qu’il a passé une saison galère. »

Crédit Photo : Virginie Raspall

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