#Lutte De Sibérie à Grenoble et Voiron, le parcours atypique d’Andrey Syriev

Notre histoire du jour est incroyable, elle raconte le parcours de Andrey Syriev, champion de Sibérie et lutteur pour l’équipe nationale de Russie, aujourd’hui, il est professeur de lutte à Grenoble et Voiron.

C’est à Omsk, ville de deux millions d’habitants en Sibérie qu’Andrey découvre la lutte, sport national en Russie : « Après avoir essayé tous les sports, je suis tombé amoureux de la lutte grâce à son coté spectaculaire et sa vocation de ne jamais faire mal » nous explique le jeune homme de 35 ans.

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La passion fera le reste puisque le coach voironnais deviendra champion de sa ville deux ans après, et ce n’est pas anodin : « Dans ma ville, il y avait 15 clubs de lutte ! Rien que dans le mien il y avait 250 licenciés! » Peu de temps après, le voilà champion de Sibérie et en équipe nationale de Russie. Mais alors qu’il allait représenter son pays aux championnats d’Europe en 2003, une blessure assez rare le privera de son rêve « Je me suis blessé tout seul, en compétition, une entorse de la hanche avec arrachement de tous les ligaments » nous explique t-il. Contre tout attente il reviendra à la compétition deux ans après, mais arrêtera la lutte suite au décès accidentel de son coach, Litvinov Mikhail, en 2006.

Celui qui avait un master 2 Education Motricité décidera alors de changer de vie et de rejoindre en 2009 ses parents venus travailler à Grenoble quelques années plus tôt.

Arrivé en Isère, Andrey reprend alors la lutte dans un petit club familial à Eybens avant de se voir proposer les entrainements deux mois seulement après. Il rencontrera Fabrice De Bianchi avec qui il montera le club de Grenoble (Grenoble Olympique Lutte) avant de rejoindre en parallèle le club de Samba Lutte Strike de Voiron en 2012. « Avec Fabrice (De Bianchi, le président) on partage les mêmes idées et on rêve d’emmener les enfants le plus haut possible » nous explique le coach, avant d’enchérir « Les enfants, c’est l’avenir du club et de notre sport et pour moi, comme je n’ai pas pu terminer ma carrière de haut niveau, c’est un moyen de transmettre ma passion ». Andrey ne peut s’empêcher de louer son sport  : « On peut commencer la lutte avec les tous petits, l’intérêt de ce sport, c’est qu’il est éducatif, il aide aussi à s’exprimer et gérer son corps, sans jamais faire mal, cet esprit est la base de tout. En lutte on a quasiment jamais de blessures, c’est un sport étudié pour ne pas faire mal ».
Voiron et Grenoble peuvent en tous cas se féliciter d’avoir dans ses rangs un entraineur avec une si grande expérience.

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L’info en plus : Il y a deux types de luttes que l’on retrouve au Jeux Olympiques, la greco-romaine et la lutte libre. La différence majeure et qu’en lutte Greco-Romaine, on n’a pas le droit d’attaquer les jambes ni de les utiliser.

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