Florian Sotoca: «Lens, un club de Ligue 1 qui n’a rien à faire en Ligue 2!»

Le (peu de) suspense concernant la destination de Florian Sotoca vient de prendre fin avec l’annonce officielle de son transfert. Après trois années à la pointe de l’attaque grenobloise, l’ex numéro 7 bleu et blanc va faire le bonheur du RC Lens pour les quatre prochaines années. Un transfert qui au passage rapportera au moins 1 million d’euros au club grenoblois, soit le meilleur total de l’histoire du club, égalisant ainsi le record de Jacques-Alaixys Romao transféré alors au FC Lorient. La tunique sang et or sur le dos, Florian Sotoca nous en dit un peu plus sur le pourquoi de sa décision. Après il sera temps de tourner définitivement la page grenobloise…

Florian, tu t’es engagé aujourd’hui avec le RC Lens. La fin d’un long suspense?
Les contacts ont été noués depuis un bon mois mais il fallait régler les soucis administratifs. C’est désormais officiel, je suis lensois et heureux de l’être.

Tu as longtemps hésité avant de donner ton accord?
En réalité je n’ai pas réellement hésité avant de choisir Lens. Il y avait plusieurs possibilités de clubs mais mon choix s’est opéré depuis pas mal de temps.

Pourquoi? Le RC Lens est une institution qui ne se refuse pas?
C’est un club historique très difficile à refuser avec des supporters à la hauteur de l’institution. Le RC Lens est un club de Ligue 1 qui n’a rien à faire en Ligue 2. Quand on voit le nombre de spectateurs lors de chaque journée, cela donne forcément envie. Et puis les dirigeants m’ont proposé un joli projet. C’est tout bénéfique pour tout le monde.

On imagine que tu as poussé derrière les lensois en barrage, déçu de ne pas les voir monter en L1?
Oui déçu forcément. Avec deux victoires à l’extérieur, tout le monde les voyait aller au bout, mais malheureusement la dernière marche était trop haute. Partie remise pour l’année prochaine (rires).

Quand tu vois cette ferveur populaire, tu te dis que c’est le bon choix?
Oui c’était juste magique, tout ce monde qui se déplaçait. Effectivement, ça donne envie d’y être.

On évoquait la ligue 1 Flo, tu as eu des contacts avec des clubs de cette division, tu n’aurais pas préféré tenter l’élite?
Moi je m’intéresse surtout au projet du club et celui présenté par le RC Lens m’a tout de suite séduit. De plus j’ai eu un très bon feeling avec les dirigeants lensois. Dans ma tête ça s’est fait très rapidement. Après il y a avait des clubs de L1 mais des équipes de bas de tableau qui sont redescendues, alors l’un dans l’autre, ça revient au même.

On peut savoir de qui il s’agit?
Il y avait Caen et Guingamp notamment. Ils étaient déjà venus aux renseignements au mercato d’hiver et là ils sont revenus à la charge.

Il n’y avait pas Monaco par hasard qui jouait aussi le maintien?
Non (rires), Monaco ce n’était pas pareil (rires).

Avec un transfert record avoisinant les 1 million d’euros. Tu es flatté?
Disons que c’est flatteur même si le financier n’est pas mon domaine, moi je me concentre sur le terrain.

Ce n’est pas assez, tu en vaux plus?
(Rires) c’est déjà pas mal!

Tu vas troquer les montagnes alpines contre les terrils lensois, ça va te changer?
Oui, c’est certain que quitter Grenoble sera très intense émotionnellement car j’y ai vécu de beaux moments, des instants de folie même.

Avant de signer, les dirigeants lensois t’ont fait chanter les Corons pour voir si tu étais «lensois-compatible» et capable de jouer à Bollaert-Delelis?
(Rires) Non, même pas.

On pleure deux fois dans le Nord, tu vas pleurer en arrivant sous la pluie?
Quand on arrive et quand on repart (rires). Non c’est un super challenge donc on prend ça avec beaucoup d’envie et de plaisir. On va travailler pour réussir au maximum.

Un mot sur ton ami Eric, Vandenabeele, fan lensois de la première heure, c’est lui qui t’a poussé à signé là-bas?
(Rires) Même pas. Il est d’en haut, supporter du RC Lens depuis tout petit. Quand cela s’est réalisé il était très heureux pour moi. Il viendra souvent me voir je pense.

Tu nous le laisses à Grenoble, tu ne l’amènes pas dans tes valises l’an prochain?
Rico il est bien ici (rires). Après si je peux l’emmener à Lens, ce sera sympa pour lui.

Florian, du coup tu seras devant ton écran le jour de sortie du calendrier de L2?
C’est certain. Il y aura deux dates à cocher, celle de l’aller et celle du retour. Ce sera un réel plaisir de revoir mes amis et le SDA où on y a brillé pendant trois ans. Ce sera forcément une date importante et on ne loupera pas ce moment.

S’il y a un penalty ou tu dois marquer un but, tu viseras le haut de la tribune?
(Rires) Pour un compétiteur c’est compliqué de te promettre ça. On verra ça l’an prochain (rires).

Il reste désormais à tourner définitivement la page grenobloise. Que peut-on te souhaiter maintenant?
De prendre du plaisir et de marquer beaucoup de but, sans oublier de souhaiter une belle saison l’an prochain au GF38 et ses fabuleux supporters.

Florian le maillot bleu t’allait à merveille, le sang et or, à n’en pas douter, t’ira bien aussi. Alors bonne chance pour la suite, et rendez-vous l’an prochain au SDA.

CERFrance