#Coach #Fed3 Salim Benmehidi (ex-coach Aix) : » Sur le banc, je suis toujours un compétiteur »

Il a très brièvement joué en Isère, un an à Vizille avec Eric Cuvelier et un an à Pont-de-Claix. Mais il garde de très bons contacts avec ceux qu’il considère comme ses amis à Renage-Rives. Entretien avec Salim Benmehidi, ancien coach d’Aix. En effet, il a décidé de rendre le tablier au terme de l’exercice 2018-19. 

 

– Quelle est votre relation avec l’équipe d’Aix-les-Bains ? 

Salim Benmehidi : Au début j’ai pris en charge l’équipe réserve d’Aix, c’était en 2016 après avoir fini ma carrière de joueur. C’était ma première année d’entraineur et on a fini champion des Alpes ! C’était un bouclier attendu depuis plus de 20 ans. Ensuite, on a perdu en demi-finale de championnat de France. On m’a ensuite proposé de prendre en charge l’équipe 1, j’ai accepté sans hésiter. Aix était en honneur à l’époque, à chaque fois il était aux portes de la qualification mais restait dans le ventre mou. Pour la saison 2016-17, on a alors eu pas mal de départs de cadres malgré la conservation du noyau dur, on était dans le doute : c’était l’année de reconstruction. Du coup, après cette année on se qualifie pour les phases finales un peu avec de la chance, Vaulnaveys gagne contre La Mûre si je ne dis pas de bêtises et nous contre la Voulte ce qui fait que l’on termine 4ème. On gagne en demi contre Tullins qui était bien plus qu’armé ! Ensuite en finale, on prend Thonon et hop champion des Alpes, superbe année ! Ensuite cette année, on a contacté des espoirs de Chambéry ou de Rumilly, qui nous on fait confiance. Humainement ce sont des mecs géniaux, des bonnes pioches qui se sont fondus dans le groupe. Cette année, premier match depuis longtemps en Fédérale 3, depuis avril 2004, on prend le bonus défensif au Teil, on se dit : « il y a de l’espoir ». Après on reçoit l’US2Ponts, on gagne notre premier match de Fédérale 3. Après on a essuyé un blessé, deux blessés et ainsi de suite… Et les grosses équipes sont arrivées dans ce qui était une poule de la mort. De septembre au premier match retour contre le Teil, qui a remis du baume au coeur car Aix a gagné, une spirale de défaites. On a continué à montrer un visage de bosseur, d’espérance, on a jamais broyé du noir. Il faut être fort dans la tête quand tu arrives en pleine hiver, qu’il « caille », tu es dans la boue… Les mecs se sont accrochés et avec la saison écoulée ils ont mon chapeau et ils le savent. Malgré les revers, ça a soudé les mecs dans la difficulté il y avait de la fraternité, de « l’amour » les mecs était présents à l’entrainement… En 2ème partie de saison, on a été invaincu à la maison. On gagne notre maintien à la maison face à Montélimar, on était tous heureux. On sort de notre position de relégable et on termine devant l’US2Ponts en fin de saison.

 

– Mais justement malgré cette fin heureuse, vous avez pris la décision de dire « au-revoir » au club d’Aix…

– Effectivement, j’ai pris ma décision de ne pas repartir à l’aventure avec Aix. Je leur souhaite que du bien, le staff, les joueurs… Ce que j’ai vécu en 3 ans (bouclier, montée, maintien) a fait que j’ai le sentiment d’avoir bouclé la boucle. Je pense qu’il faut que les gens, garde cette idée de moi de manière positive. Je pense, si je fais une année de trop et que ca se passe mal, on va se rappeler que de ça. Mais attention, j’arrête Aix les Bains mais j’arrête pas d’entrainer. Quand je jouais au rugby jusqu’à 37 ans j’étais un compétiteur. Et bien sur le banc c’est pareil. À mes joueurs, je ne veux que le bien, sur le plan sportif ou humainement. Je veux créer des liens. De 19 à 21h sur le terrain je suis votre entraîneur. Avant et après je suis votre pote, je fonctionne comme ça. On s’amuse avant, après mais pas pendant. J’ai toujours pas de point de chute pour le moment. Le niveau de mon futur club ? Je m’en fiche. Je recherche le challenge, le projet, de l’ambition. J’ai besoin de découvrir autre chose, changer de tête, d’environnement. J’ai besoin d’arriver là ou je connais rien, ni personne. 1h de route ne me dérange pas. Aujourd’hui ce sont les résultats qui parlent. En toute humilité (on est pas là pour dire c’est grâce à moi ou quoi) mais ce qu’il s’est passé avec Aix, c’est parce que j’y ai mis tout ce que j’ai pu y mettre, avec coeur et sincérité.

 

– Vous avez joué face à diverses équipes du coin. Pouvez-vous faire un commentaire sur chaque clubs que vous avez affronté avec Aix cette année ? 

St-Marcellin : Avec Aix on les a rencontré 2 fois, 2 fois c’était une leçon de rugby… Le SMS a une super belle équipe avec de très bons entraineurs, c’est un beau club. Sincerèment je pense qu’ils vont monter. Avec le résultat à Thuir (8-11), St-Marcellin DOIT monter en Fédérale 2.

Renage-Rives : J’ai énormément d’affections pour ceux que je considère comme mes amis notamment envers les coachs Valéry et Lyess. J’ai regardé le match en live des 32ème de finale sur #LSD contre Metz et c’est dommage, ils ont raté la marche, j’étais comme un fou… C’est une club familial et c’est la famille pour moi.

US2Ponts : J’ai appris le départ de Tony Testa et l’arrivée de Florin Corodeanu, associé avec Yassine Hadji. Je ne sais pas comment la formation des futures poules vont se construire mais il se peut qu’Aix et PDC se retrouvent une nouvelle fois. J’ai plus d’affinités avec Yassine Hadji, je lui souhaite une excellente saison et qu’elle soit « meilleure » que cette année, plus de résultats positifs. Je ne connais pas personnellement Tony Testa mais lui, connait mon grand frère, Mahfoud Felkaoui, qui a joué à Grenoble. J’ai donc croisé l’ex-coach de l’US2Ponts que 2 fois pour le match aller-retour. Quand t’es à côté de lui, c’est un buffle… Mais au fond il est gentil comme un nounours, il pue la gentillesse alors que je ne le connais pas plus que ça. C’est le genre de profil avec qui j’aimerai bosser un jour, si demain il m’appelle, je ne dirai pas non.

 

Crédit photo : DOB photo flash

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