#Athlétisme Julien Olivas (EAG) : « Je ne pensais pas que cela arriverait si tôt dans la saison »

Julien Olivas est l’homme très en forme de ce début de saison. Depuis début 2019, l’heptathlonien de 22 ans a déjà réussi a amélioré son total de points par deux fois et ne compte pas s’arrêter là alors que les Championnats de France Elite se profilent.

Julien Olivas, vous rentrez de Cardiff où votre heptathlon s’est très bien passé.

Oui ! Je fais mon record de points (5 797) pour ma première sélection senior, donc oui, ça s’est très bien passé.

Vous réalisez un début de saison tonitruant, vous devez en être très satisfait ?

Je suis super content. Franchement, ça se passe parfaitement pour l’instant. Après mon objectif, c’est avant tout les Championnats de France  Elite en salle de Miramas (ndlr les 16 et 17 février prochain) donc tout ce qui se passe avant reste de la préparation. Le plus important est que je ne me blesse pas, que je continue à battre mes records et de prendre le même plaisir à faire des heptathlons sans les subir. Donc pour l’instant ce n’est que du bonus.

Vous aviez été déçu de votre lancer du poids aux X-Athletics, vous avez changé la donne à Cardiff.

J’avais vraiment fait un mauvais concours à Clermont et je voulais vraiment m’appliquer pour faire un bon « poids » ce week-end. J’étais un peu stressé parce que je ne voulais pas rater une nouvelle fois surtout que je l’avais vraiment beaucoup travaillé aux entraînements pour le début de saison. J’avais vraiment envie de réussir un bon concours et je savais que je pouvais le faire. Quand je suis arrivé sur le concours, je n’ai pas douté et j’étais assez relâché.

Vous êtes en train de battre tous vos records en ce mois de janvier. Vous êtes surpris par votre état de forme ?

Je ne suis pas surpris mais je ne pensais pas que cela arriverait si tôt dans la saison. Voilà maintenant un an et demi que je suis revenu très sérieusement dans l’entrainement et quand on enchaîne les cycles d’entrainement, forcément, on progresse. Comme je ne me blesse plus et que je fais tout ce qu’il faut pour pouvoir performer, au final, ça n’a rien de surprenant. Après on verra à la fin de la saison mais ce week-end, je faisais mon deuxième « hepta » de la saison alors que je ne devais pas le faire parce que je ne pensais pas être sélectionné en Equipe de France.

Vous parliez de vos blessures, on peut dire que c’est du passé ?

Je me suis beaucoup blessé aux ischios. J’ai eu des douleurs au cou, au dos quand j’étais chez les juniors, mais mes plus gros problèmes étaient au niveau des ischios-jambiers. Même si j’ai eu une petite alerte l’été dernier qui m’a perturbé dans ma saison mais qui au final n’était pas très grave, je ressens maintenant aucune douleur. On a fait un super travail avec mon kiné pour me renforcer à cet endroit-là et toute ma chaine postérieure. Ça porte ses fruits puisque je ne me blesse plus. Pour l’instant (rires).

Vous préférez cette période d’heptathlon en salle ou celle d’été en décathlon ?

Théoriquement, c’est la même chose, la même discipline. Après, si on regarde mes résultats, c’est en salle que je suis le plus performant mais en même temps j’ai souvent été blessé durant les étés. J’ai jamais eu véritablement l’occasion de m’aligner sur des « décas » et de bien me préparer en conséquence mais je ne me considère pas comme un simple heptathlonien.

« Je peux prétendre à faire un podium aux Elites »

Vous étiez à Cardiff avec un autre Grenoblois à vos côtés, Bastien Auzeil, pour qui le début de saison est un petit peu plus compliqué. Vous avez échangé avec lui ?

J’étais avec lui en sélection et on était dans la même chambre. Bastien, c’est un exemple. Il a toujours été un mec que je regardais, c’était le plus grand athlète du club quand j’ai commencé et il l’est toujours puisque c’est lui qui a le plus grand palmarès. C’est quelqu’un que je respecte énormément. J’ai la chance maintenant de le considérer comme un pote. Il m’aide beaucoup, me donne des conseils et m’apporte énormément. On a beaucoup échangé ce week-end au niveau de l’approche des heptas, comment gérer les temps d’attente, gérer les épreuves pour rester concentré… C’est vraiment super d’avoir quelqu’un comme lui, au club déjà, et comme en plus on s’entend bien, ça permet vraiment de me faire progresser de le côtoyer.

Les Championnats de France en salle sont la prochaine grande étape. Vous avez prévu d’autres dates de préparation ?

Je ne pense pas qu’il y aura quelque chose. Peut-être que mes coachs me conseilleront de m’aligner sur un heptathlon pour se régler mais je c ne crois pas que ce soit la peine. J’ai eu deux semaines de repos entre les X-Atlhetics et Cardiff, ce qui était déjà assez court et j’ai eu de la chance que ce se soit bien passé malgré quelques petites douleurs aux cervicales. Je pense que là, je vais prendre un petit peu plus de temps de repos et ne pas faire d’autres compétitions jusqu’aux Elites.

Quel est l’objectif qu’on peut se fixer avec un état de forme comme le vôtre ?

Le but est toujours de faire mieux à chaque épreuve. Je vais aborder les Elites comme j’ai abordé les deux autres heptathlons de l’année en essayant de battre mes records. Je ne vais pas forcément penser au total parce que je me suis rendu compte je me mettais de la pression et que je me disais que c’était perdu. Il faut prendre les épreuves les unes après les autres et de s’améliorer à chaque fois. J’ai fait deux grosses performances donc je peux prétendre à faire un podium mais je n’ai pas forcément d’objectif particulier. Je veux juste battre mes records et si j’y arrive, je devrais avoir une bonne place. Je veux garder cette attitude positive parce que c’est la seule façon d’obtenir des bons scores.

FCG - Bordeaux