#BDL Les Ducs ne connaissent pas la douceur angevine

Après avoir été accroché à Bordeaux puis battu par Amiens, Grenoble a pu souffler en s’imposant largement face à Strasbourg. Mais, ce vendredi soir, c’est Angers qui se présente à Pôle Sud, une autre équipe outsider du championnat. Les Brûleurs de Loups doivent se rassurer face à une équipe angevine au rythme endiablé qui est sur une bonne dynamique mais qui compte ses absents.

Sur leurs 8 derniers matchs, les Ducs d’Angers ne sont inclinés qu’une seule fois et ont vaincu de nombreux candidats au titre parmi lesquels : Amiens, Bordeaux ou, plus récemment, Rouen. Le décor est planté : Angers est une des équipes en forme du moment. Et si les résultats ne suffisent pas à vous convaincre, les statistiques vont dans le même sens. Dans les 3 matchs que nous avons cités (Amiens, Bordeaux et Rouen), Angers a toujours plus tiré ses adversaires à 5 contre 5 et, sauf face à Rouen, les Ducs ont obtenu plus de chances de marquer. De plus, ils sortent d’une démonstration face à Nice : 30 premières minutes parfaites pour prendre 5 buts d’avance sans jamais laisser respirer les Aigles. Les Grenoblois sont prévenus, il ne faudra pas prendre les Ducs à la légère.

Un style de jeu agressif

Vitesse et pressing haut, voilà la recette angevine qui est donc tout sauf douce. Avec un tel style de jeu, Angers est tout sauf ennuyant sur la glace. En dehors de Rouen, aucune équipe ne joue à un rythme plus élevé dans le championnat. Un style de jeu qui convient parfaitement aux hommes forts de l’attaque d’Angers : Bouchard, Masson, Lacroix ou Carter. Derrière, les Ducs semblent avoir fait la bonne acquisition de l’année avec l’arrivée du Canadien Justin Hamonic. Associé à Patrick Coulombe, il forme une des meilleures paires défensives de la Magnus. Dominants, bons défensivement et excellents dans la transition, cette paire est une des raisons de la réussite récente de l’équipe.

Ainsi, les hommes d’Edo Terglav vont devoir s’attendre à une équipe angevine qui cherche à mettre de la vitesse et à créer des revirements en zone offensive. Mais, s’ils parviennent à se sortir du pressing, des espaces pourraient se créer devant la cage de Florian Hardy, un gardien qui peine à être régulier. Néanmoins, ces derniers temps, peu d’équipes ont réussi à trouver cet espace. Angers encaisse de moins en moins de tirs et de chances de marquer.

Un problème d’effectif ?

Malgré cela, tout n’est pas rose pour les Ducs qui doivent lutter avec un effectif réduit. Au complet, les Ducs ont déjà des faiblesses dans leur profondeur. On a notamment beaucoup vu Clément Masson joué sur deux trios d’attaque différents au cours de nombreux matchs cette saison. Alors, avec les blessés et/ou suspendus actuels, le manque de profondeur de cette équipe pourrait commencer à devenir problématique. Gaborit, Henderson, Guertin en attaque et Lévesque (Marc-André) en défense seront absents et Campbell, qui a reçu un coup mardi contre Nice, sera peut-être affaibli. Ainsi, avec toutes ses absences, Angers ne compte que 9 attaquants (en comptant Campbell) auxquels s’ajouteront des U20 peu habitués aux joutes de la Magnus. Les Ducs sont conscients de ce problème est serait à la recherche d’un renfort de dernière minute pour la fin de la saison. Il se pourrait qu’il vienne de l’autre côté de l’Atlantique. En attendant, face à l’armada grenobloise, ce manque de profondeur pourrait bien coûter cher.

Duarig