#Rallye Yohan Bonato : « Passer à l’échelon supérieur : le WRC »

D’abord prédisposé à faire du ski, Yohan Bonato a décidé de troquer ses deux planches contre quatre roues motrices et un volant pour expérimenter une autre sensation de vitesse. Un essai plus que réussi car le voilà désormais double champion de France de rallye. Rencontre. 
Tout d’abord, peux-tu te présenter et nous expliquer ton parcours professionnel ?
J’ai 35 ans, natif de Saint-Martin d’Hères et je suis originaire des Deux Alpes. Je vis actuellement dans la station. J’ai débuté la compétition par le ski alpin au ski club des Deux Alpes jusqu’au ski étude de Villard de Lans. C’est à cette occasion que nous avons lancé le pari avec Benjamin Boulloud (mon copilote) de faire du rallye. Nous nous sommes donc lancé à nos 18 ans au volant d’une Peugeot 205 GTi. J’ai par la suite évolué dans plusieurs catégories puis j’ai arrêté de 2010 à 2013. Mais j’ai repris dans l’Opel Adam Cup en France, remportée. En 2017, je suis sacré champion de France des rallyes et en 2018 également, malgré le fait qu’il reste un dernier rallye.
 
Quelles sont tes échéances à venir prochainement ?
Cette année, il nous reste encore le dernier rallye du championnat de France, celui du Var, du 22 au 25 Novembre. La saison reprendra ensuite au Monte Carlo fin janvier 2019.
Quels sont tes objectifs à court et long terme ?
Nous voulons vraiment franchir le cap du championnat de France et passer à l’échelon supérieur qu’est le WRC. Cependant, les budgets sont conséquents et les programmes toujours difficiles à mettre en place.
Un avenir en WRC et marcher sur les traces de Loeb ou Ogier ou atteindre une catégorie inférieure mais tout aussi prestigieuse, te semble-t-il atteignable ?
Oui c’est avec de tels objectifs que l’on avance, nous travaillons sur le sujet. Que ce soit du WRC ou du WRC 2, tant que nous sommes en compétition dans un championnat relevé, c’est l’essentiel.
Quelles sont les sensations ressenties lorsque tu pilotes ?
C’est très difficile de décrire les sensations en rallye. On peut dire que c’est la discipline qui regroupe le plus grand panel du sport auto. La vitesse bien sûr, comme dans toutes les disciplines d’engagement. Mais aussi les sensations que procurent de tels engins, la capacité à encaisser les coups, l’endurance, les changements de météo parfois d’un col à l’autre. Tout ceci rend le rallye très complet et difficile à appréhender mais tout aussi fantastique.
Que conseillerais-tu à un pilote voulant percer dans le pilotage du rallye ?
Je pense que l’idéal reste encore à ce jour les formules de promotion, beaucoup de monde – dont nous – est passé par cette case-ci. La réelle valeur sportive d’un pilote commence en s’imposant dans les formules monotype.