#BDL : Toute une attaque !

Après un été bien mouvementé, il est grand temps de prendre un pas de recul pour revenir sur le mercato des Brûleurs de Loups. Aujourd’hui premier volet d’une saga en trois parties : retour sur les changements en attaque.

Énormément de choses ont changé au cours de ces derniers mois pour l’attaque de Grenoble notamment au niveau des joueurs d’impact qui constitueront le top 6 (deux premières lignes d’attaque) l’an prochain. Pour s’en rendre compte, voici à quoi ressemblaient les deux premières lignes de Grenoble lors du match 4 de la finale de Rouen et celles avec lesquelles Grenoble pourrait débuter la saison 2018-19 :

2017-18 :
Giroux – Golicic – Rodman
Leclerc – Champagne – Kara

2018-19 :
Kearney
– Champagne – Fleury
Golicic – T.Da Costa – Kara

Un recrutement haut de gamme donc avec les arrivées de deux joueurs phares de l’équipe de France, Damien Fleury et Teddy Da Costa, et une ancienne star de Ligue Magnus lors du sacre de Briançon en 2014, Denny Kearney.

Des ailiers « top scorers », une ligne de centre mieux bâtie

Avec Kearney, Fleury, Golicic et Kara (mais aussi Leclerc si jamais celui-ci venait à jouer sur le top 6), les BDL ont désormais des ailiers top 6 extrêmement rapides et très efficaces devant le but adverse. Ainsi, ils ont tous le style de jeu adéquat pour s’intégrer au schéma d’Edo Terglav basé sur des attaques ultra rapides à chaque récupération de rondelle. En effet, comme le montrent ces statistiques proposées par Magnus Corsi, l’attaque des BDL est celle qui tente le plus de tirs en Ligue Magnus.

Pour cela, l’équipe s’appuie sur la vitesse de ses ailiers bien alimentés par les qualités de relance des défenseurs (même si le départ d’Hardy pourrait être un handicap sur ce point-là).

Néanmoins, en playoffs comme lors de nombreux matchs clés, l’équipe a cruellement manqué de réussite devant le but adverse lors de l’année écoulée et les arrivées de Kearney et de Fleury vont dans ce sens. En 25 matchs de saison régulière de Ligue Magnus, Kearney a inscrit 48 points dont 21 buts pour une moyenne hallucinante de 1.92 point par match. De son côté, Damien Fleury sort d’une saison de 21 points en 32 matchs dans une équipe moyenne du championnat allemand, une compétition bien supérieure à la Ligue Magnus.

Offensivement, l’attaque paraît plus rapide et plus efficace. Mais qu’en est-il de l’aspect défensif de ce top 6 ? L’an passé lors de la finale le top 6 a pris l’eau défensivement. On pense ici en particulier à la ligne Giroux-Golicic-Rodman qui était amputée d’un véritable centre de formation. En recrutant Teddy Da Costa, les BDL ont pallié ce besoin. En effet, le frère de Stéphane est capable de jouer au centre comme à l’aile et fait partie des meilleurs attaquants « two-way » (bon offensivement et défensivement) français. Avec Joël Champagne, Teddy Da Costa compose désormais une paire de centres de top 6 capable d’apporter du danger offensivement, de remporter de nombreux duels mais aussi d’être extrêmement responsable défensivement.

Et le reste de l’alignement ?

Si le top 6 a été grandement chamboulé lors de l’intersaison, ce n’est pas forcément le cas des lignes 3 et 4. Hordelalay, Le Blond et Ville sont partis tandis que Fabre a signé son premier contrat pro. Ainsi, les lignes 3 et 4 pourraient ressembler à ça au début de la saison :

Leclerc – Fabre ou Rohat – Legault
Arnaud – Fabre ou Rohat – Baylacq

En conservant Rohat, Arnaud et Baylacq, les BDL conservent trois joueurs capables de défendre parfaitement contre n’importe quels joueurs de Ligue Magnus. Lors du match 4 de la finale contre Rouen, Terglav a décidé de les envoyer contre le trio le plus dangereux des Dragons et les trois hommes ont parfaitement rempli leur rôle.

En recrutant Kearney, les BDL ont désormais trois ailiers gauches capables de jouer sur un top 6. Fort logiquement, il devrait donc il y en avoir un qui commence sur la troisième ligne et il se pourrait fort qu’il s’agisse de Guillaume Leclerc. C’est là la preuve que l’équipe des BDL est redoutable. En effet, la force d’une équipe excellemment armée c’est de parvenir à descendre des joueurs dans son alignement. Ainsi, un bon joueur de top 6 devient un excellent joueur de troisième trio. C’est exactement le cas de Guillaume Leclerc. Rapide, excellent passeur et très bon dans les duels, le jeune français (ou n’importe lequel des 7 joueurs qui peuvent jouer sur le top 6 et qui descendrait en 3e ligne) pourrait vite devenir un casse-tête pour les équipes adverses. Qui restera-t-il pour défendre quand les meilleurs joueurs adverses s’occuperont des lignes 1 et 2 des BDL ? A lui de profiter de cette situation. D’autant qu’à ses côtés pourraient bien figurer la nouvelle pépite des BDL. A seulement 17 ans, Dylan Fabre affole déjà les compteurs avec 17 points en autant de matchs dans une équipe très faible en D2. Format de poche de moins d’1.80m, le jeune grenoblois est le joueur idéal dans le hockey moderne avec sa vitesse et son aisance technique. Reste à voir si la marche entre la D2 et la Magnus ne sera pas trop haute pour lui.

Enfin, Maxime Legault et Julien Munoz complètent l’attaque des BDL. Le premier, un temps annoncé partant, est de retour pour apporter sa vitesse et son jeu physique. Le deuxième devrait dans un premier temps continuer à engranger de l’expérience en D1 avec les Éléphants de Chambéry.

Un top 6 renforcé et mieux équilibré accompagné de lignes 3 et 4 prometteuses, l’attaque des BDL est chaque année un peu plus prometteuse. Néanmoins, au hockey, l’attaque n’est pas déconnectée de la défense et le départ de Kyle Hardy pourrait compliquer l’alimentation des nouvelles armes offensives grenobloises.