#Touch #Mixte #EquipedeFrance Damien Alexandre : « Finir sur le podium »

L’Equipe de France de Touch s’est envolé ce lundi pour rejoindre Nottingham en Angleterre pour disputer la Coupe d’Europe. Présente sur Grenoble ce week-end pour les deux derniers entraînements sur sol français, l’équipe mixte a peaufiné les derniers réglages pour les emmener au plus haut. Damien Alexandre, membre de l’équipe des Blues de Saint Martin d’Hères et un des cadres de cette sélection, nous parle des ambitions pour ce tournoi.

Damien, comment te sens-tu et dans quel état d’esprit es-tu à quelques jours du début de cette Coupe d’Europe ?

Plutôt bien. On s’est réuni ce week-end au stade Robert Baran de Saint Martin d’Hères pour pouvoir se mettre en jambe une dernière fois et finir de préparer la Coupe d’Europe. L’idée de ces deux séances était de se remettre dans les schémas de jeu de l’Equipe de France pour passer à autre chose parce que chacun était dans son club respectif depuis un bon mois. Le but était de se remettre en jambe tous ensemble, dans les mêmes directives pour aborder cette Coupe d’Europe au mieux. On a eu des bons ressentis donc on est bien parti.

On sait que le groupe France est très ambitieux pour cette compétition, quel est l’objectif fixé pour cette équipe mixte ?

Le premier objectif sera de finir dans les quatre premiers de la phase de poule. On sait qu’on a l’Angleterre, l’Ecosse et le Pays de Galles qui sont trois grosses équipes qu’on affronte dès le premier jour. Ça permettra de prendre la température et ensuite de gagner toutes les autres rencontres pour au minimum finir dans les quatre premiers qui se qualifient pour la Cup. Si on y parvient, on pourra jouer le podium. Mais dans un premier temps, le but est de finir dans les quatre premiers et ensuite, dès qu’on est qualifié dans la poule haute, c’est de finir sur le podium.

Quelle année pour toi ! Sacré champion de France avec Saint Martin d’Hères et maintenant en Equipe de France !

C’est une grosse année. Effectivement, il y a beaucoup d’euphorie d’être champion de France, la cinquième fois de suite pour le club et la troisième pour ma part. Ce qui est le plus difficile c’est « de passer à l’étape d’après » : il faut se remobiliser tout de suite après l’euphorie et rester concentré sur l’étape d’après qui est cette Coupe d’Europe. C’est là qu’est le travail.

Pour toi, c’est particulier puisque tu joues au Touch mais aussi au rugby à XV avec le club de l’US2Ponts. Ce n’est pas compliqué de passer de l’un à l’autre ?

Cela fait quelques années maintenant que je fais les deux sports. Pour moi, ce sont deux sports différents même si, effectivement, on voit tous le ballon ovale. Mais j’arrive bien à assimiler que ce sont deux sports différents et ça me va plutôt bien. (rires)

Tu retrouves en Equipe de France deux de tes coéquipières des Blues de Saint Martin d’Hères, Charline Montagnat et Allison Bouvier. C’est un plus pour les automatismes ?

Oui, ça facilite. Ça permet parfois dans les moments difficiles d’un match de pouvoir de se reposer sur des gens que l’on connait mais ça aide aussi sur la communication et sur la compréhension de ce qu’on se demande. Après, il faut aussi faire attention : le but, c’est que, sur le terrain, d’arriver à jouer avec tout le monde et ne pas s’enfermer sur des habitudes de jeu qu’on a en club parce qu’une fois de plus, on a des schémas de jeu qui sont différents. Mais ça reste un plus d’avoir des coéquipiers de son club et là, en l’occurrence des coéquipières.

Justement, le Touch permet d’évoluer en mixte. Pourquoi avoir choisi cette catégorie ?

Je trouvais ça très original parce qu’effectivement c’est l’un des rares sports qui permet de vivre des compétitions internationales. On va dire que j’ai le côté « homme » avec le rugby, j’ai tenté la catégorie homme en Touch et je me suis finalement orienté sur le mixte parce que je trouvais ça plus original. Et puis, pour ne rien oublier, c’est ma sœur qui m’a fait commencé le Touch, qui était elle en Equipe de France et qui est passé en mixte. C’est aussi l’occasion d’avoir la belle chance de jouer avec ma sœur en Equipe de France.

Sur ces sessions d’entrainement, on a pu voir que tu parlais beaucoup, que tu étais très investi dans cette équipe. Tu fais partie des plus expérimentés, c’est à toi que revient cette tâche de meneur ?

On va dire qu’on partage le rôle à plusieurs. On a Quentin Rosenstiehl qui fait aussi partie du groupe de leader et puis on a notre capitaine, Charline Montagnat, qui elle va vraiment gérer la vie de groupe et les relations extra-équipe et qui va aussi prendre la parole pour donner les grands objectifs. Pour ma part, ce sera davantage sur les remarques en cours de jeu et parfois de remettre un peu de motivation. On est trois-quatre à partager ce rôle-là où on fait plutôt bien les choses. Il faut que chacun reste dans ses limites mais c’est intéressant qu’on ait plusieurs leaders sur le terrain et plusieurs repères entre ceux qui se sentent bien ou pas.