#Hockey Le point sur l’effectif villardien : partie 1, l’attaque

Après une saison en demi-teinte, les Ours de Villard de Lans ont fait un grand ménage dans leur effectif et repartiront avec une nouvelle équipe. L’occasion de faire le point sur l’intersaison de l’équipe du Vercors.

Changement de direction à Villard de Lans. Il n’y avait déjà pas beaucoup d’étrangers en 2017-18, il y en aura encore moins en 2018-19. Exit les Eriksson, Paquin, Zcvedelik, Dumulong et Janosik ; l’attaquant arrivé de LHJMQ Kevin Gilbert sera le seul étranger à Villard l’an prochain. À côté de cela, les Ours ont misé sur les Français avec un recrutement intelligent. Seul point noir, le départ d’un jeune talentueux, Nicolas Ruel qui pourrait être suivi de ceux de Thomas Carminati et Maël Lecomte pour lesquels rien n’a été officialisé par le club.

À 3 mois du début de saison, il est temps de faire un point sur un effectif en construction. Dans cette première partie, place à l’attaque.

Un top 6 plus équilibré ? 

L’an passé, le top 6 offensif (les deux premiers trios) était composé de Janosik-Erikson-Paquin et Richard-Ruel-Lecomte. 4 de ces 6 joueurs ont quitté le club et Lecomte pourrait bien le faire également. À l’heure actuelle, le top 6 pourrait donc ressembler à cela : Richard-Lamirault-Gilbert et Couvat-Sangiorgio-Franzino (évidemment, on ne connaît pas encore les lignes qui seront mises en place et il ne s’agit ici que d’une projection). Sur le plan du talent pur, cela est peut-être un cran en dessous, mais l’équilibre et la complémentarité semblent intéressants. En effet, avec Lamirault et Sangiorgio, Villard possède désormais deux vrais centres capables d’effectuer le travail dans les deux sens de la patinoire ce qui n’était pas forcément le cas l’an passé puisque la première ligne était composée de trois joueurs davantage à l’aise à l’aile et dans un rôle purement offensif. Avec une ligne de centres plus complète et plus intéressante, les talents offensifs à l’aile pourront s’exprimer de meilleures manières.

C’est peut-être là le point faible de cet effectif des Ours 2018-19 : il y a moins de talent offensif sur les ailes. Il n’y a pas de buteurs et créateurs de jeu tels que Janosik ou Paquin. En effet, Couvat, Franzino et Richard sont davantage des joueurs travailleurs même s’ils sont aussi capables d’être brillants offensivement.

Reste le Québécois Kevin Gilbert. Selon le journaliste de La Tribune, Jérôme Gaudreau dit de lui qu’il est « un petit joueur fougueux, qui n’a pas peur du trafic, ce qui lui a amené son lot de blessures. Il est capable de produire de l’offensive et se débrouille bien défensivement« . Alors, s’il parvenait à être bon en attaque en LHJMQ, le Québécois parviendra certainement à être le catalyseur offensif des Ours, surtout s’il est associé à un joueur de grand talent comme l’est Aubin Lamirault. En effet, le français sort d’une saison avec 10 points en 35 matchs joués de saison régulière puis 2 buts en 6 matchs de playoffs à Lyon. Sachant qu’il a passé la plupart de ses matchs sur la 4e ligne, ce sont des chiffres qui en disent long sur ses qualités offensives.

Derrière ces deux lignes qui paraissent bien équilibrées et desquels les succès dépendront, Villard fait place à la jeunesse. Pour l’instant, 10 attaquants ont été annoncés par le club et, en dehors des 6 premiers présentés, il n’y a que des U20. Thomas Ruel, Théo Balthazard et Axel Odibert étaient déjà là l’an passé et Jonathan Issertine arrive de Clermont. L’attaquant de 19 ans a inscrit 3 points en 12 matchs de D2 et 25 points en 18 matchs de U20 (dans une poule D écrasée par l’équipe auvergnate). Il sera intéressant de voir l’évolution de ces joueurs au cours de la saison ainsi que d’autres U20 qui pourraient intégrer l’équipe.

Alors, avec deux vrais centres, une équipe travailleuse et deux joueurs aux talents offensifs largement supérieurs à la moyenne de la D2, l’attaque de Villard est, pour le moins, intéressante. Reste à voir ce que cela donnera sur la glace.