#Triathlon Maxime Mennesson : « Remonter au classement et continuer de progresser »

Maxime Mennesson, triathlète du Valence Triathlon et originaire de la Drôme, constitue un grand espoir du Triathlon tricolore. Champion de France Junior en 2016, 6e et vice-champion de France espoir sur les Championnats de France 2018, Maxime progresse au fil des années. Dans cette interview il revient sur son relais mixte, sa 6e place, son titre de vice champion de France Espoir, ses concurrents, Max Stapley et les JO.  Une saison pleine d’espoir pour le jeune valentinois, qui continue de travailler pour tenter de marcher sur les traces de son idole Alistair Brownlee 

Tu as d’abord participé au relais du championnat de France, comment s’est passée la course pour toi ?
Avec Max Stapley, Elsa Viain, Lola Sauvet et moi, on a fait 4e, derrière deux équipes de Poissy, une équipe de Metz qui comprennent des « monstres » comme Dorian Coninx et Cassandre Beaugrand. C’est donc une 4e place pour nous, la place que l’on visait au départ. Moi je fais un bon relais et on réalise notre objectif. On a tous fait une bonne course dans l’ensemble.

Sur l’individuel, tu rapportes une sixième place ainsi qu’un titre de vice-champion de France Espoir U23, tu es satisfait ?
Sur cette course on a une échappée de 4 qui part devant, suivi d’un groupe de 20 derrière. On court à trois avec Thomas Sayer et Antoine Duval tout le long de la course à pied et ça se finit au sprint pour la cinquième place entre Sayer et moi. Il n’y avait qu’un seul U23 devant, Max Stapley de Valence et donc du coup on finit tous les deux à la première et deuxième place du championnat de France dans la catégorie U23. Je suis vraiment content de ma course.

Tu termines à seulement 16 secondes du Podium, c’est une légère déception pour toi ?
Non, parce que franchement je ne m’attendais pas du tout à être à cette position. J’ai fait une assez bonne course. Enfaite Max Stapley débute la course à pied avec 50 secondes d’avance, on revient vite sur lui et son groupe, on se retrouve à 15 secondes derrière, mais ils réussissent une très bonne course et j’ai compris qu’on ne reviendrait pas au bout de 2 kilomètres, 2 kilomètres et demis

Dans une course aussi serrée, est-ce que vous aviez préparé une stratégie d’équipe avec ton coéquipier Max Stapley ?
Comme Max a pris l’échappé de devant avec Luis, Coninx et Raphael, moi j’étais dans le groupe derrière donc il roulait avec l’échappé et moi avec mon groupe pour essayer de revenir. Mais il y avait aucune stratégie d’équipe parce qu’on était que deux de valence et Poissy était 8 (dont Coninx et Raphael, deuxième et troisième) donc avec une stratégie d’équipe, on n’aurait pas fait le poids, ils pouvaient nous contrer facilement. On n’était pas assez puissant.

La course a vu s’imposer des têtes d’affiches du triathlon français avec un podium composé de Vincent Luis, Dorian Coninx et Aurélien Raphaël, où est-ce que tu te situes par rapport à eux à 20 ans ?
Je me sens assez loin. Déjà, niveau natation ce n’est pas ça, ils sont largement supérieurs après sur la partie de vélo, je ne m’amuserais pas avec eux je pense qu’ils développent beaucoup plus de watts que moi. Après sur la partie course à pied, Luis et Coninx c’est quand même une autre galaxie aussi. Ils sont quand même beaucoup beaucoup plus complets que moi, mais je vais travailler.

Tu as déjà participé à deux compétitions européennes en 2018, et cette 6e place aux championnats de France viennent encourager ton début d’année, qu’est-ce que tu attends de cette saison ?
Franchement les deux premières courses européennes que j’ai fait ça ne s’était pas super bien passé, là les championnats de France ça fait du bien au moral, ça redonne beaucoup de motivation. Maintenant je me tourne vers la coupe d’Europe en Belgique le 23 juin et j’aimerais faire un gros coup là-bas pour marquer pas mal de points et remonter au classement et continuer de progresser.

Tu as les Jeux Olympiques de Tokyo en vue ? ou plutôt Paris 2024 ?
Tokyo c’est mort ! Après Paris c’est sûr que ça fait rêver mais bon il reste beaucoup beaucoup de travail. Déjà, l’objectif à court terme c’est de rentrer dans les coupes du monde en faisant des bonnes performances sur coupe d’Europe.