Le GSMHGUC dans les clous pour la montée en Proligue !

Le club martinéro-grenoblois est bien parti pour accrocher la Proligue. Reçu 5/5, le leader affiche un bilan impressionnant de sept victoires d’affilée (en comptant la phase régulière), et est en passe d’atteindre ses objectifs. Même si les choses sont bien engagées, le plus dur reste encore à faire !
Ce week-end, c’est repos pour les Isérois. Nous avons profité de cette pause dans le championnat (prochain match le 14 avril à Lanester) pour tenter, avec le coach grenoblois Aziz Benkahla, d’analyser ces bon résultats.

S’il est une valeur qui se transmet d’année en année au sein des Rouge et Blanc, c’est la vertu défensive. «Une bonne base» dixit le coach martinéro-grenoblois. Et oui, la ligne arrière est le gage de la réussite iséroise. Le capitaine Samy Bendjaballah, en guide spirituel, a le sens du devoir chevillé au corps tandis que la paire de gardiens Clot/Aicardi est sans doute la plus performante du championnat de N1. «Une doublette très complémentaire qui nous fait le plus grand bien» complimente l’entraîneur dauphinois. Dans leur sillage, tous les défenseurs se mettent au diapason. Les hommes de l’ombre, tel que Joris Del Negri, abattent un travail de sape considérable, du genre à décourager les adversaires. Les attaquants savent qu’aucun but n’est facile à prendre et s’ils veulent tromper les filets isérois, ils doivent s’employer, au plus haut point. Le tout au prix d’une grande débauche d’énergie.
Qui dit débauche d’énergie dit condition physique. Et c’est aussi une des clés des bons résultats isérois, l’état de forme. Les joueurs martinéro-grenoblois arrivent à conserver la même intensité physique 60 minutes durant. Ils peuvent ainsi rester lucides et faire des différences dans les dernières parties du match, dans le money time, là où les adversaires craquent. «Nous avons souvent réussi à forcer les décisions sur les secondes parties de match» confirme Aziz Benkahla.
Une condition physique qui va de paire avec la puissance athlétique dégagée par le GSMHGUC. «Nous avons un bel impact physique aussi bien derrière que devant» reconnaît Aziz Benkahla. L’an dernier, les martinéro-grenoblois rendaient des kilos et des centimètres à leurs adversaires. Cette année, il n’en n’est rien. Ce sont eux qui regardent leurs adversaires de haut, sans les prendre de haut.
Effectivement, c’est une autre vertu de l’équipe, le respect. Le GSMHGUC ne tombe pas dans le piège du match facile. L’entraîneur isérois en fait un point d’honneur : «Nous ne faisons aucune différence entre les équipes du bas et du haut de tableau. Nous avons la réputation d’une équipe agressive et respectueuse, une équipe propre. Si nous prenons suffisamment les devants, nous gérons ensuite avec de la rotation.» Chaque match est différent et les coéquipiers d’Ivan Lazic se remettent en question en permanence. Les joueurs sont impliqués autour d’un desiderata commun : la montée.
Il émane aussi du GSMHGUC une impression de confiance, une force intérieure qui les rend quasi invincible. Rien ne semble pouvoir leur arriver. Cette confiance permet une bonne gestion des temps faibles. Le GSMHGUC arrive à faire le dos rond, laisser passer l’orage et casser le rythme quand les choses vont moins bien. L’expérience, l’expérience… Le technicien alpin ajoute : «Nous avons montré beaucoup de solidité psychologique. Cela s’est vu sur les matchs serrés. Les anciens de l’équipe, comme Samy et Joris sont très précieux dans ces moments là
C’était le gros point faible la saison dernière, l’attaque. Cette saison, elle s’est mise au diapason de son système défensif. Les martinéro-grenoblois, à court de solutions la saison passée, ont les armes offensives pour scorer à tout moment. Et quand les solutions collectives se font rares, le GSMHGUC peut s’en remettre à ses (grosses) individualités. Aziz Benkahla revient sur les performances offensives de ses recrues : «Elles ont beaucoup apporté dans ce domaine, elles nous ont fait le plus grand bien.» On pense évidemment au meilleur pivot sans aucun doute de cette division, Ryadh Souid. Mais aussi au virevoltant Marius Randrietseheno, sans oublier les anciens de la maison, Lucas Limouzin, en pleine forme actuellement et Yannis Jourdan, dont le bras droit est toujours autant précieux. On pourrait tous les citer tellement chacun accomplit sa part de travail, sans oublier les plus jeunes qui jouent un peu moins mais dont l’implication et l’état d’esprit sont exemplaires.
Mention spéciale forcément au jeune entraîneur Aziz Benkahla qui «drive» ce petit monde de la meilleure des façons. Cette première place est aussi la réussite du staff martinéro-grenoblois, son président Sébastien Chabannes en tête. Avoir réussi à attirer des joueurs d’expérience dont l’état d’esprit colle à merveille avec celui du GSMHGUC, est certainement une des clés de la réussite.
Certes, tout n’est pas parfait. Il y a encore des axes à travailler. Les sorties de balle rapides, des phases où les joueurs confondent «vitesse et précipitation» dixit Aziz Benkahla, ou encore du manque de maturité parfois … Mais les résultats le prouvent, il y a davantage de qualités que de défauts dans cette cuvée 2017-2018. Aziz Benkahla se fait moins bavard quand il s’agit d’évoquer les points négatifs de sa team. Tout sourire, il botte en touche: «On va attendre de les avoir travailler et corriger pour les passer dans la colonne qualité. On en reparlera quand ils seront devenus des points positifs.» De bonne guerre alors que la saison n’est pas encore finie.
Et comme il faut bien prendre les devants, la saison prochaine se prépare aujourd’hui. Le club fera certainement confiance à l’effectif actuel avec quelques ajustements. Se posera aussi la question de la salle Néruda. Saura t-elle assez spacieuse et moderne pour accueillir les cadors de la Proligue en cas de montée ? La question peut se poser. D’autres solutions seraient à l’étude… Pour l’heure, wait and see !

Le club rouge et blanc est bien parti dans ces phases finales mais tout reste encore à faire. Il ne faut surtout pas s’emballer et finir le travail. Encore sept confrontations avant d’atteindre l’objectif du club Le GSMHGUC a son destin entre les mains. Et c’est certainement le plus important… Prochain rendez vous à Lanester pour franchir une nouvelle marche sur la route des étoiles… et accéder à la seconde division du meilleur championnat de handball du monde. La présence de trois clubs hexagonaux en ¼ de finale de la ligue des champions en atteste !