Salimata Camara (VB Romans) : « J’ai été très surprise par la sévérité et la rapidité de la décision. »

Après la suspension de 9 mois dont elle a été victime suite au match contre Halluin, la joueuse du VB Romans, Salimata Camara, a réagi sur sa page Facebook ce mercredi. Entre incompréhension et déception, la jeune joueuse explique cette affaire et livre ses impressions. 

Le message de Salimata Camara : « La sentence est tombée, 9 mois de suspension dont 3 avec sursis. Je suis jugée pour un coup porté envers un supporter qui venait m’agresser sur le terrain après plus de deux heures de provocations et d’insultes. Et aucune sanction pour les joueuses de l’équipe adverse. Ma saison s’est donc terminée le 20 février à la réception de la lettre. J’ai été très surprise par la sévérité et la rapidité de la décision. Il faut savoir que la commission disposait de 10 semaines pour me faire part du verdict et il ne leur a fallut qu’une dizaine de jours (3 jours avant notre premier match des playdowns coïncidence?) pour prendre leur décision. J’ai été d’autant plus surprise que les membres de la commission s’étaient montrés très compréhensifs le jour de la convocation. Ils étaient apparement choqués que l’on m’ait mis un carton jaune, que les arbitres n’aient pas réagi quant à l’invasion de l’aire de jeu par des supporters ( bouteille de bière en verre, ivresse… ) et par l’accueil irrespectueux du club. Il faut aussi savoir que les arbitres ainsi qu’une des deux joueuses impliquées dans l’affaire n’étaient pas présents à la commission de discipline malgré leur convocation. Selon les membres de la commission, je n’aurais pas été cohérente dans mes différents témoignages car j’ai traduit le «dirty black» des joueuses en «sale noire». D’après leurs dires, ces termes n’auraient pas la même signification dans les deux langues et comme selon eux je ne maîtrise pas l’anglais, je n’aurais pas pu comprendre. À la fin de cette commission un des membres m’a dit de ne pas ébruiter l’affaire sur les réseaux sociaux et dans la presse. Au final, tous les propos injurieux et racistes dont mon équipe et moi avons été victimes sont restés impunis et je suis passée du statut de victime à agresseur. Petite précision, la sanction n’est pas « suspensive» donc même la procédure d’appel ne me permet pas de jouer les matchs de play down avec mon équipe. C’est à croire que la commission a voulu nous faire payer la médiatisation de cette affaire. Mon club et moi ne lâchons rien et ferons toutes les démarches nécessaires pour que justice soit rendue. Je remercie mon club ainsi que tous les gens qui me soutiennent sur les réseaux et ailleurs. 🙏« 

Pour rappel, le VBR joue actuellement sa survie en Elite Féminine en disputant les play-downs. Après deux matchs disputés, les Drômoises sont actuellement en position de premières relégables, à égalité de point avec le club de Monaco, quatrième et virtuellement dernière équipe maintenue.