Salimata Camara suspendue 9 mois, le Volley-Ball Romans fait appel

La joueuse du Volley-Ball Romans Salimata Camara a été lourdement sanctionnée par la Commission Centrale de Discipline de Volley-Ball puisqu’elle sera suspendue neuf mois dont trois avec sursis. Le club drômois a décidé de faire appel de la sanction dans un communiqué.

Les faits remontent au 16 décembre dernier. Lors d’un déplacement victorieux à Halluin dans le Nord, Salimata Camara, victime d’insultes à caractère discriminatoire au cours de la rencontre, avait frappé un supporter du club nordiste à l’issue du match. Une réaction épidermique que la joueuse paye au prix fort puisqu’elle sera suspendue pour les neuf prochains mois dont trois avec sursis. Bien que les propos racistes aient été rapportés sur la feuille de match, la Fédération Française de Volley-Ball a décidé de ne pas les condamner, faute de preuves.

Une décision que conteste vivement les dirigeants du VBR qui ont décidé de réagir par un communiqué que vous pouvez retrouver ci-dessous :

« C’est par un courrier en date du mercredi 20 février 2018, que le Volley-ball de Romans a pris connaissance de la décision émanant de la Commission Centrale de Discipline de la Fédération Française de volley-ball dans le cadre des incidents survenus lors du match de Division Elite féminine le 16 décembre à Halluin. La Commission a ainsi infligé 9 mois de suspension (dont 3 avec sursis) à l’encontre de notre joueuse, Salimata CAMARA, condamnant ainsi sa saison sportive et mettant en danger celle du club.

 Est évoqué pour seul motif de cette décision, le geste malheureux de notre joueuse, une fois le match terminé, survenu à l’issue d’une énième provocation par l’un des supporters et joueur au club d’Halluin présent sur l’aire de jeu. Nous condamnons bien évidemment toute forme de violence quelle qu’elle soit mais tenons vivement à rappeler le contexte dans lequel le match de nos féminines de DEF s’est déroulé le 16 décembre dernier à Halluin.

Dans un climat hostile, notre joueuse a été l’objet d’attaques verbales violentes et discriminatoires, pour lesquelles elle a d’ailleurs porté plainte le 19 décembre dernier, de la part de deux joueuses et de l’entraîneur adverse et ce sous les yeux des arbitres présents qui, malgré les interpellations à plusieurs reprises pendant la rencontre de la capitaine de notre équipe, sont restés sans réaction. Cette dernière n’a pas manqué d’ailleurs notifier les « propos racistes » entendus par notre joueuse, sur la feuille de match à l’issue de ce dernier.

 Or, la Fédération Française de volley-ball, en estimant que les preuves apportées pourtant dans tous les rapports rédigés par les témoins du club sur place étaient insuffisantes, n’a pas jugé utile de condamner ces propos pourtant inacceptables et qu’il convient de combattre sur les terrains de sport et partout ailleurs. Nous déplorons vivement que ces faits soient ainsi banalisés et nous vous informons avoir fait appel de cette décision auprès de la FFVB par un courrier en date du 26 février 2018. »

Pour rappel, le VBR joue actuellement sa survie en Elite Féminine en disputant les play-downs. Après deux matchs disputés, les Drômoises sont actuellement en position de premières relégables, à égalité de point avec le club de Monaco, quatrième et virtuellement dernière équipe maintenue.