USSE : Fin de carrière pour Maxime Cochard

En difficulté sur cette moitié de saison, l’USSE Handball subit un nouveau coup du sort en devant se séparer d’une de ses recrues phares. Arrivé au printemps dernier au sein du club Saint-Egrèvois, Maxime Cochard (ex-joueur professionnel), met un terme à sa carrière sportive pour des raisons professionnelles. L’occasion pour lui de faire le point sur son parcours handballistique avec #LSD.

Quand as-tu commencé à jouer au handball ?
J’ai commencé le handball après avoir joué une dizaine d’années au football, à l’âge de 16 ans. Je souhaitais changer de sport car l’état d’esprit et l’ambiance du football ne me plaisaient pas. J’ai tout de même conservé une certaine agressivité que je possédais déjà sur la pelouse. (rires)

Au sein de quels clubs as-tu évolué au cours de ta carrière ?
Tout d’abord j’ai passé trois années au pôle espoir Istréen, ce qui m’a permis de signer un contrat professionnel avec le Montpellier Handball (D1). J’ai donc eu la chance d’évoluer deux saisons consécutives sous les couleurs du MHB, malheureusement mon expérience au sein du club s’est vue écourtée pour cause d’une blessure à l’épaule gauche (bras tireur). A la suite de cela, j’ai rejoint (en même temps que les frères Karabatic) le club du Pays d’Aix En Provence Handball (D1) pour 2 années et demi.
Après un aller express au GFCA handball qui évoluait en National 1 à l’époque, j’ai décidé de mettre le sport entre parenthèses pour une saison. Pour garder la forme, j’ai tout de même continué brièvement de m’entraîner et de jouer avec Vitrolles (N3), coaché à l’époque par Eric quintin. Croyant arrêter pour de bon ma carrière, j’ai finalement intégré le club de Semur (N1) pour deux saisons grâce à une recommandation de Denis Latoux.

Comment t’es-tu retrouvé à l’USSE Handball ?
Je me suis de nouveau blessé (cette fois-ci au genou) et j’ai souhaité quitter Semur pour un nouveau club. J’ai été approché par Justine Trouillier (ndlr : ex-coach de l’USSE) pour rejoindre le club de Saint-Egrève alors en N2. L’équipe allait certainement descendre en N3 mais le projet était intéressant et le coin me plaisait plutôt bien, j’ai donc décidé de rester.

Que retiens-tu de ta courte expérience à l’USSE ?
Clairement l’ambiance. Avant d’arriver on m’a dit « c’est un club familial ». En effet, c’est une vraie famille. J’ai eu l’impression d’avoir toujours joué ici, l’accueil a été incroyable. Ce passage fut réellement particulier et incomparable avec tout ce que j’ai connu.

Quel est ton meilleur souvenir handballistique ?
Mon premier match professionnel avec le MHB contre Tremblay en D1. C’est l’un des plus beaux jours de ma vie: j’ai joué 30 minutes et fait un 4/4 au tir sans avoir jamais mis un pied en première division jusqu’alors.

As-tu un souvenir marquant à Saint-Egrève ?
Sûrement quand j’ai vu Kévin Bonello avec une perruque. (rires) Plus sérieusement, le fait d’avoir été accepté dans la “caisse noir” à mon arrivée l’année dernière. Je venais tout juste de rencontrer le groupe et j’ai été invité à partir avec l’équipe pour quelques jours festifs. Ca montre l’état d’esprit des joueurs et du club en général, très accueillant.

As-tu des regrets sur l’ensemble de ta carrière ?
Mon manque d’assiduité à la musculation. Je n’ai jamais aimé ça, moins j’en faisais et mieux je me portais. Avec le recul que j’ai à présent, c’est certainement une des raisons pour lesquelles je me suis blessé.

Avec ton expérience professionnelle, quel conseil pourrais-tu donner à des jeunes joueurs ?
Être le plus assidu et consciencieux possible, en ne négligeant aucun détail. Je pense qu’il faut aussi prendre le temps d’avoir confiance en soi, c’est quelque chose qui peut s’avérer long mais il ne faut surtout pas baisser les bras.