Passage en force épisode 1 – USSE (M) : Et après ?

Après sa promotion en Nationale 1 pour la saison 2015-2016, le club a enchaîné deux descentes de suite pour se retrouver cette saison en Nationale 3. La mi-saison venant de passer, #LSD fait le point sur l’équipe première masculine de Saint-Égrève.

Pour Pascal Frossard et Michel André (président et vice-président du club) l’objectif de début de saison était clair : se maintenir et finir dans le haut de tableau. La phase aller étant terminée, le bilan est sans appel, l’objectif est loin d’être atteint : Saint-Egrève est 11e et ne comptabilise que trois victoires en onze matchs joués. Les rouges et noirs sont certes dans une poule relevée, mais pour autant ils n’ont pas assuré toutes les rencontres à leur portée: face à Rhône-Eyrieux ou contre Loriol par exemple.
Le championnat se joue dans un mouchoir de poche : six points d’écart seulement entre Saint-Egrève (11e) et le quatrième. Rien n’est encore fait, même si l’écart entre le haut et le bas de tableau commence à se creuser.

Comment expliquer ces résultats?

Turnover

Depuis deux ans, l’équipe subit un très fort remaniement. Il ne reste qu’une poignée de joueurs faisant partie du collectif N1. Les tauliers sont partis et la saison dernière était donc une année de transition pour le club. Elle fut très compliquée, l’équipe n’arrachant que très peu de victoires. La faute moins à un manque de niveau qu’à un collectif au potentiel gâché par de très fortes individualités et une faible cohésion d’équipe. Cet été, beaucoup de joueurs ont ainsi mis les voiles.
Les quelques survivants de ces deux saisons mal négociées doivent une nouvelle fois tenter la tâche complexe de trouver une cohésion et un jeu leur permettant de maintenir leur équipe en Nationale 3.

Changement d’entraîneur

L’ex-coach Justine Trouillier a laissé sa place à Renaud Vivier, ancien joueur (N3) et entraîneur de la réserve (pré-nationale) pendant plus de cinq ans, afin de stopper l’hémorragie. Ce dernier a donc repris les rênes de l’équipe première. Avantage : la connaissance de ses poulains. En effet, Vivier a joué avec puis entraîné une très grosse partie de l’effectif. Malheureusement, les résultats ne suivent pas.
Peut-être faut-il laisser du temps à Saint-Egrève : Rome ne s’est pas faite en un jour. La construction d’un collectif ne se fait pas en une demi-saison, il faut du temps pour trouver des automatismes et de la confiance en ses partenaires.

Fin de cycle ?

Que dire alors ? Saint-Egrève a les capacités pour se maintenir au vu de son collectif mais est-ce un projet sur le long terme ?

Difficile de se prononcer, même si tout porte à croire que non. Les anciennes gloires saint-égrévoises sont revenues pour prêter main forte, mais la plupart sont en fin de carrière. L’équipe des moins de 18 ans CF (Championnat de France) n’existe plus : elle était pourvoyeuse de jeunes talents à l’image de Bastien Soullier (équipe de France espoir), Lucas Horny ou encore Enzo Pesenti (joueurs de l’équipe première). Les rouges et noirs pourraient se maintenir cette saison mais rien ne dit que cela entraînerait forcément une remontée la saison prochaine.

Il faudrait alors greffer de nouveaux arrivants pour combler les départs. Malgré cet éventuel renouveau, notons que le club n’a pas beaucoup de moyens et ne peut donc pas se permettre d’investir pour aller chercher des joueurs. Le club pourra alors compter sur un de ses points forts: la formation. Même si certains collectifs pataugent (les équipes séniors 2 et 3 sont entraînés par des joueurs) Saint-égrève à toujours su tirer profit de cette dernière.

La formation : la lueur d’espoir ?

Former des joueurs est alors l’un des investissements les moins coûteux pouvant être très concluant pour le futur. Cette saison, elle a permis l’arrivée de jeunes nouveaux dans l’effectif à l’image de Samuel Many ou de Jonas Bonnard (1 match chacun en N3). Le club aurait intérêt à suivre cette voie pour raviver la flamme saint-égrévoise (pas sur le Néron s’il-vous-plaît).

Lilian et Nathan Ripert