Thierry Peyraud (SOVoiron) s’explique pour LSD sur la décision de la DNACG.

Contacté ce matin, Thierry Peyraud, le président du SOVoiron, a répondu à nos questions concernant la situation de son club, épinglé hier par le gendarme du rugby français, la DNACG, qui lui interdirait la montée en fédérale 1.

 

Président, quel est votre premier sentiment sur la décision annoncée hier par la DNACG?
T.P : Ce n’est qu’un épiphénomène dans la grande saga de la DNACG avec les clubs amateurs en particulier en ce moment. Ce n’est pas une décision mais une mesure conservatoire qui va être levée par les éléments comptables certifiés de notre cabinet d’expertise que nous allons fournir sereinement sous quinzaine à la DNACG. La DNACG fait son boulot, tous les clubs vont être controlés de plus en plus sévèrement.

On parle d’un somme de 30 000 euros (lire notre article d’hier)? Confirmez vous cette somme?
T.P : 30 000 euros, c’est la vérité, je ne sais pas comment vous avez eu cette information (rire) mais c’est strictement le manque de recette généré par notre participation à la poule du sud de l’an dernier ainsi que les déplacements énormes pour un promu. Au bilan de la saison dernière, cela ne représente que 5% de notre budget.

« Nous utilisons une méthodologie comptable d’entreprise là ou la DNACG attend « sa » méthodologie »

Que vous reproche précisément la DNACG?
T.P : Précisément, la DNACG nous reproche d’avoir prévu un budget à l’équilibre pour cette saison plutôt que de prévoir une année à +30 000 euros. La DNACG ne veut simplement pas que les clubs de Fédérale 2 atteignent les 100 000 euros de perte en moyenne comme c’était le cas il n’y a pas si longtemps. En fait tout cela n’est qu’un soucis de méthodologie comptable. Un gros malentendu, pour être précis, nous utilisons une méthodologie comptable d’entreprise là ou la DNACG attend « sa » méthodologie. C’est de notre faute, nous aurions dû insister auprès de notre comptable pour adopter celle de la DNACG et pas la notre.

Mais du coup, comment allez vous régler ce « malentendu »?
T.P : Je n’ai vraiment AUCUNE inquiétude, nous allons rentrer dans les clous, on va aller les voir, à Paris, car la vidéo-conférence génère également ce genre de malentendu. C’était réellement un dialogue de sourd, nous ne nous comprenions pas. Aujourd’hui le SOV va bien, nous sommes même en train d’investir. Je voudrais également ajouter que la condamnation n’a pas de sens, c’est une double peine. On nous dit qu’on prévoit pas assez de recettes, mais on nous interdit d’accéder aux qualifications, qui font parties de nos projet et de de notre budget…