Basket : Les choses sérieuses commencent pour les U18 du PVBC

Ce dimanche, les U18 France du PVBC accueillent l’ASVEL féminin pour la 2ème journée du championnat de France Groupe A, le plus haut niveau français sur la catégorie U18.

Les jeunes protégées de Béranger Ruol et Quentin Rolland ont déjà affronté cette équipe à deux reprises en première partie de saison. Les deux parties passées étaient toutes les 2 très disputées, une qualité de jeu et un engagement très élevés ont rendu ces rencontres très captivantes. Elles se sont toutes les deux soldées d’une courte victoire pour les Voironnaises.

Mais cette fois-ci, c’est bien différent. Les 2 équipes ne sont plus en phase de brassage, mais en poule A. L’objectif est de chercher à jouer les premiers rôles pour tenter d’accrocher la première place, synonyme de la qualification au Final Four. Ceci est encore très loin, mais chaque match compte.

Après une victoire importante à Nice pour le PVBC et une défaite d’entrée pour les Lyonnaises face à Chalon, l’ASVEL va venir en terre voironnaise avec 10 joueuses revanchardes et prêtes à en découdre. De quoi motiver les amateurs de basket du Dauphinois pour venir assister à cette rencontre électrique.

#LSD a fait le point sur cette rencontre et sur sa préparation avec Quentin Rolland, assistant des U18, une tête bien connue au Sport Dauphinois.

Quentin, peux-tu déjà nous dire quelques mots sur ton parcours ?
Je suis originaire de Drôme-Ardèche. En parallèle de mes études dans le marketing du sport et du tourisme à Valence, j’ai passé mes diplômes d’entraîneur. Formé du côté de Tain-Tournon, je suis arrivé au PVBC, grâce à Gaffo, en Septembre 2013 avec le parcours suivant :
2013-2014 Entraîneur des U17 régions et assistant U18 France
2014-2015 Assistant NF2 (quelle saison!!)
2015-2016 Assistant Espoirs (RF1)
2016-2017 Assistant U18 France
Aujourd’hui je suis assistant de l’équipe U18F et entraîneur au sein du centre de formation, mais aussi en charge de la communication du club. En parallèle, j’ai une société dans la communication, la vidéo et l’événementiel, et je suis également consultant auprès de LSD pour commenter les matchs NF1 du club. 

Peux-tu nous présenter cette équipe U18 du PVBC ?
Ce sont les meilleurs potentielles du club sur les générations 2000, 2001 et 2002, qui font partie de notre Centre de Formation. Elles s’entraînent 5 à 7 fois par semaine, et évoluent en championnat de France Groupe A, le plus haut-niveau français, mais aussi pour la plupart en équipe Espoirs en NF2. On a réussi à se qualifier pour le groupe A U18, après un superbe début de saison en restant invaincues lors de la première phase (10 matchs, 10 victoires). On attaque maintenant la deuxième phase, qui sera très compliquée, dans une poule de 6, en compagnie des 23 autres meilleures équipes françaises sur cette catégorie. 

Quels ont été les objectifs annoncés en début de saison ?
L’objectif était d’aller le plus loin possible en Coupe de France. Malheureusement, notre parcours sur cette ceompétition s’est arrêté en 1/16ème de finale après une défaite contre Montpellier. En championnat, on avait comme souhait de se qualifier pour le Groupe A et cet objectif a été pleinement réussi, maintenant l’objectif est de prendre match après match pour figurer parmi les 12 meilleures équipes françaises, et peut-être mieux… 

Ce week-end, un gros match s’annonce à Voiron avec la réception de Lyon. Que penses-tu de ce match ?
Lyon est clairement une équipe reconnue comme l’un des tout meilleurs centres de formation féminins français. Ces dernières années, les lyonnaises ont été plusieurs fois championnes de France dans cette catégorie mais également en Espoirs, et vainqueurs de la Coupe de France U17. Lyon c’est vraiment l’ogre de la poule mais aussi notre meilleur ennemi, c’est souvent elles qui nous ont privées de phases finales ces dernières années. Cette année, même si la donne est un peu différente car nous les avons battu à deux reprises en première phase et qu’elles ont perdu le premier match, elles restent tout de même favorites sur cette compétition. 

Ce choc promet également une belle ambiance à Voiron. La salle risque d’être bien remplie ce dimanche ?
Oui c’est génial, le club est en train de faire un gros travail sur la com, pour essayer de ramener plus de 500 personnes dans le gymnase ce dimanche, ce qui serait exceptionnel pour les filles, et complètement inédit sur ce niveau là. En plus on connait les barjots que sont certains, ca promet une super ambiance.

A quel genre de match t’attends-tu ce dimanche ?
Un sacré combat, les lyonnaises seront triplement revanchardes. Déterminées après les deux défaites qu’elles ont subies contre nous mais également celle de la semaine dernière à Chalon. Dimanche, elles devront absolument gagner pour ne pas qu’on les distance. Il va vraiment falloir qu’on soit prêt et déterminé pour l’emporter et garder espoir. L’intérêt du match est également d’envoyer des messages sur la qualité de notre formation et de nos infrastructures. On souhaite attirer chaque année les meilleures joueuses potentielles possibles et cela a déjà débuté pour la saison prochaine. Béranger (Ruol) fait un énorme boulot toute l’année sur le centre et a lancé récemment l’organisation des sessions de détections pour la saison prochaine (6,7 Février / 27,28 Février et 27,28 Mars), et on sait que la qualité de ce recrutement dépendra fortement de nos résultats sportifs.

Dernière question Quentin. Si les filles gagnent dimanche, est-ce que tu te coupes la barbe ?
(Rires). Non non, tu rêves Clément, j’y tiens trop !! Mais je l’annonce aujourd’hui je me coupe la barbe si on arrive à décrocher une médaille avec les filles en fin de saison.

Une promesse est une promesse, maintenant à elles de jouer.