Jonathan Lopes : « La boxe thaïlandaise ou anglaise sont plus violentes que le MMA »

Etoile montante du sport de combat, et particulièrement du MMA et du sambo (un art martial mélangeant judo, aikido, karaté et lutte), Jonathan Lopes s’est confié, sans langue de bois, à #LSD.

Peux-tu nous présenter ton parcours ?
Quand j’étais petit, j’ai fait deux ans de Laï-Muoï mais je n’ai pas accroché. Ensuite, j’ai repris le sport de combat il y a deux ans de cela. J’ai commencé par faire du sambo, et je me suis rapidement mis à fond dans la compétition puis j’ai été sélectionné pour faire des championnats internationaux. J’ai gagné deux fois les championnats de France. En complément, je me suis mis au MMA puisque les règles sont très proches de celles du sambo, il y a surtout la tenue qui diffère. En plus, grâce au club de Voiron, je fais de la lutte, du jujitsu brésilien et de la boxe thaïlandaise.

Parmi toutes ces disciplines quelles sont celles que tu préviligies ?
Actuellement, je privilégie le sambo et le MMA puisque ce sont les deux seuls que je pratique en compétition.

Quel est ton calendrier pour les mois à venir ?
Je vais recombattre en MMA aux Etats-Unis. Je n’ai pas encore la date, mais mon coach sur place est en train de me chercher un adversaire. Ça devrait être avant avril. Ensuite, je participerai aux championnats de France de sambo combat qui auront lieu à Voiron en janvier puis aux championnats de sambo sportif. En effet, il y a deux disciplines en sambo. Une sambo sportif, sans frappe qui marche avec un système de projection et de soumission et le sambo combat, avec les frappes en plus.

La MMA reste un sport assez confidentiel avec une image violente en France, comment tu en es venu à le pratiquer et que penses-tu de la vision des français à propos de ton sport ?
Le MMA ça a été une évidence pour moi puisque c’est un sport de self-défense aussi. A mon avis, le MMA est le sport de combat qui se rapproche le plus du combat de rue et de la manière de se défendre dans la rue. En effet, c’est le sport où il y a le plus de choses autorisées. Puis, j’y suis venu naturellement puisque le sambo a des règles qui s’en rapproche. En France, au sambo, on n’a pas le droit aux frappes au sol, comme dans tous les sports de combat en France, mais à l’international c’est autorisé donc c’est vraiment proche du MMA. J’ai toujours aimé le sport de combat et le MMA. Quand j’étais le jeune le sport se développait donc c’était assez naturel.
Ensuite, la France c’est le seul pays où le MMA en compétiton est interdit. On a le droit de le pratiquer en club mais c’est tout. Les français ont une très mauvaise image à cause de la mise en avant de l’aspect « cage » et violence. Mais, pour moi, la boxe thaïlandaise ou anglaise sont beaucoup plus violentes que le MMA. En effet, en MMA, il y a des phases de repos et de gestion à distance, alors qu’en boxe, les gars sont collés tout le temps et prennent des coups sans arrêts. Puis un combat dure plus longtemps qu’un combat de MMA, puisque, avec les mitaines, le KO survient beaucoup plus vite et les coups sont placés sur tout le corps. Alors, ça saigne plus vite et ça donne image négative, mais le sang ce n’est pas grave à côté d’un gros hématome ou d’un traumatisme crânien. Puis la cage elle n’est pas faîte pour créer une sensation d’enfermement mais pour protéger les combattants. Si on combattait sur un ring les projections au bord des cordes ça serait dangereux. C’est dommage, je ne comprends pas cette vision. Le MMA c’est un sport de combat comme un autre, ni plus violent, ni moins.

Pour revenir à un aspect plus personnel, quels sont tes objectifs ?
En sambo, c’est d’essayer de continuer à glaner des titres de champion de France et de continuer à progresser à l’international puisque j’ai fini 5e du championnat du monde il y a 2 ans. Désormais, je vise le podium. Puis, en MMA, avec mon coach qui est aux USA, l’objectif c’est de combattre deux fois par an là-bas, de faire de bons combats et, pourquoi pas, d’intégrer l’UFC.