Nicolas Favarin (Amiens, ex-BDL): « Ce départ de Grenoble m’a mis un coup de pied au cul »

Il a passé toute sa carrière (ou presque) en Isère. Et puis, Nicolas Favarin a rejoint la Picardie et les Gothiques d’Amiens il y a quinze jours pour pallier à la blessure du défenseur Nicolas Leclerc. Pour le joueur de 37 ans, c’est un nouveau défi dans sa carrière, loin de ses montagnes du Vercors. En période d’essai pour un mois, il saura donc dans quinze jours s’il est prolongé avec sa nouvelle équipe. À quelques heures des retrouvailles avec les BDL (Amiens-Grenoble se joue à 20h), LSD a pris des nouvelles de l’ancien joueur des Ours et des Brûleurs.

Nicolas, comment se passe ton intégration au sein des Gothiques?

Je vis bien ces premiers jours. J’ai été bien accueilli, les gars sont super sympas, la patinoire est un bel outil de travail, et elle ne demande qu’à se développer afin d’atteindre le niveau de structures comme Grenoble. Personnellement, j’ai un mois d’essai comme dans tout contrat, et après on verra.

Toi qui es un habitué des montagnes, cela doit te changer.

C’est vrai que pour une fois, je ne joue pas en Isère mais cela ne me dérange pas plus que ça. On me disait que j’aurais du mal à ne pas avoir de montagne devant les yeux. Mais finalement, je me plais ici.

Avant de rejoindre Amiens, tu es allé jouer à Michalovce, équipe du deuxième échelon slovaque. L’expérience a tourné court non?

Oui, ça a duré un mois et une semaine. Sportivement, tout se passait bien, mais le staff n’a pas été correct et n’a pas voulu respecter ses engagements. J’ai passé presque 15 jours à les rencontrer et à essayer d’avoir ce qu’ils m’avaient promis, mais à l’arrivée, c’était bien loin de ce qui était prévu à la base.

Revenons à Amiens, quel bilan tires-tu de tes premiers matchs ici?

J’ai déjà joué quatre rencontres. C’est un peu compliqué au niveau du système de jeu, mais tout le monde est là pour que je m’adapte et ça suit son bonhomme de chemin. Personnellement, je n’ai pas tendance à me projeter plus que cela. J’y vais marche par marche, on verra dans 15 jours ce qu’il en est du mois d’essai. J’espère continuer l’aventure car la ville est sympa. L’envie et la passion sont encore là et je ne suis pas prêt de tourner la page.

Quelles sont les ambitions de ton nouveau club?

Les dirigeants sont conscients d’avoir déçu l’an dernier. Ils ont à coeur de repartir sur de nouvelles bases. Le club est en restructuration. Est-ce qu’on peut aller loin cette saison? On a un groupe très jeune, très dynamique. Quelque fois, cela peut porter préjudice. On a perdu contre Rouen 2-1 en prolongation, il nous manque un petit délai pour que tout soit au point mais l’équipe sera à la hauteur.

Et ce soir, place à Amiens-Grenoble. Un match particulier pour toi?

Ça me fait un peu le même sentiment qu’avec Grenoble contre Villard. On a toujours des amis partout, tout le monde bouge, donc ce ne sera pas si particulier que cela. Après, c’est vrai qu’il y a cette rivalité historique entre les deux clubs et ces deux équipes aiment se rencontrer en play offs.

Tu regrettes de ne pas avoir pu continuer à Grenoble à la fin de la saison dernière?

J’étais bien à Grenoble. C’était le rayon dans lequel j’ai navigué tout au long de ma carrière. Mais ça m’a poussé à me mettre un coup de pied au cul. Même si l’aventure à l’étranger a mal tourné, cela m’a donné envie de découvrir d’autres horizons.