Présentation des adversaires des Ours et de Vaujany (Partie 2)

Le 23 septembre prochain, la saison de D2 débutera pour les deux représentants isérois : Villard de Lans et Vaujany. Les deux équipes étant dans le groupe B, autrement dit « la poule du Sud », LSD vous présente leurs 8 adversaires. Pour rappel, les 8 premiers de cette poule joueront les playoffs tandis que les 2 derniers joueront la poule de maintien. Dans cette seconde partie, retrouvez la présentation de Montpellier, Roanne, Toulouse-Blagnac et Valence.

Les Vipers de Montpellier

La saison passée : 1e de la poule B, éliminé par Annecy en 1/2 finale

Vainqueur de la « poule du Sud » l’an passé, Montpellier fait partie des favoris pour conserver son titre en saison régulière, mais aussi pour remporter la D2 en fin de saison. En effet, l’intersaison de Montpellier semble réussie. Pourtant celle-ci avait bien mal commencé avec la perte des 3 meilleurs pointeurs, mais les Vipers ont décidé de s’activer sur le tard alors que la plupart des équipes avaient déjà bouclé leur mercato. Tout d’abord, les Vipers ont admirablement bien remplacé leurs 3 attaquants partis cet été en faisant venir Jaromir Florian, Filip Janosik, Quentin Courreaud et Samuel Blanchet. Quatre hommes qui viendront chacun apporter un impact différent dans cette équipe. Florian devra être le leader offensif, lui qui fait partie des attaquants les plus réguliers de la D2. Janosik lui servira de deuxième homme d’attaque, un rôle qui devrait mieux lui convenir qu’un rôle de leader. Courreaud devrait également être capable de pointer beaucoup de points lui qui arrive de Gap. Et enfin, le québécois Blanchet devrait apporter une dimension physique qui manquait à l’attaque des Vipers l’an passé. De plus, les héraultais ont conservé des attaquants ayant marqué plus de 20 points l’an passé avec Danilics et Janecka.

Dérrière, Montpellier a réussi à conserver des joueurs clés avec Milan Takac, Ivan Bohin et le gardien Mojmir Bozik. Et, pour consolider cette défense, qui était clairement le point faible des Vipers 2016-2017, les dirigeants se sont activés. En effet, avec l’expérimenté Jan Dlouhy, qui a impressionné dans sa capacité de relance et dans sa solidité défensive à Villard, et l’ancien niçois ayant marqué 7 points en Magnus l’an passé, Bohdan Visnak, Montpellier semble s’être incontestablement renforcé. De plus, les Vipers ont tenté un beau pari avec Gaston Gonzalez un jeune espagnol qui pourrait étonner.

Meilleure attaque la saison passée avec 107 buts, Montpellier manquait un peu de talents défensifs et de joueurs physiques. Si l’attaque a beaucoup changé cet été, rien n’indique qu’elle soit moins forte que l’an passé. Avec l’arrivée d’un homme physique comme Blanchet et de défenseurs de haut niveau comme Dlouhy et Visnak, Montpellier a réussi à renforcer l’équipe tout en conservant une grosse partie de l’effectif de l’an passé. Aucun doute, l’équipe fait figure de favorite dans cette poule B.

Les Renards de Roanne

La saison passée : 8e de la poule B, éliminé en 1/8ème de finale par Cergy

Toujours en milieu de tableau, toujours difficile à jouer mais rarement dans le top 3 du classement, Roanne est le « poil à gratter » de la D2. L’an passé, Villard en avait fait les frais en s’inclinant deux fois contre eux dont un cinglant 11-4 à André Ravix. Et, comme souvent à Roanne, l’intersaison a été marquée par la stabilité. Seulement 3 départs. Malheureusement, Wiliama Blanchard, auteur de 40 points l’an passé est parti accompagné par Vitton Mea et Thomas Lapointe.

Pour pallier ces départs, les Renards ont misé sur 6 joueurs et 1 gardien de but. En attaque, le jeune et rapide Mathis Pasquali passé par Villard, les québécois Jean-Christophe Houde et Frédéric Lemay Bégin capables de pointer plus de 20/25 points l’an prochain et le plus jeune québécois Samuel Beaulieu, permettent aux Renards de conserver une bonne offensive. En défense, Florian Portier vient ajouter de la profondeur alors que Brayden Wood aura la tâche de remplacer Vitton-Mea. Au cage, Peter Veselovsky viendra épauler Bastien Bonnefond.

Un effectif quasiment inchangé, avec une filière québécoise de nouveau activée pour renforcer l’attaque, Roanne devrait réussir à se qualifier pour les playoffs dans cette poule B au niveau très élevé.

Les Bélougas de Toulouse-Blagnac

La saison passée : 9e de la poule B, 1e de la poule de relégation

Relégués de D1 il y a 2 ans, les Bélougas ont connu un retour en D2 compliqué même si la deuxième partie de saison fut encourageante. Cet été, les Bélougas ont assez peu changé leur effectif puisqu’ils n’ont connu que 5 départs pour 3 arrivées. Les finlandais Niemelä et Veijola ainsi que Eischen ont alors quitté la défensive tandis que le prometteur Thomas Saint-André et l’expérimenté Alexis Codeville ont quitté l’offensive.

Pour combler ces départs, Toulouse n’a pas voulu chambouler son effectif et l’équilibre trouvé en fin de saison passé, puisque la direction n’a fait venir que 3 nouveaux joueurs. Les deux défenseurs Aki Valinio et Eero Kotilainen viennent remplacer les deux finlandais partis tandis que Baptiste Ylonen vient ajouter de la profondeur de l’attaque. En d’autres termes, les Bélougas parient sur la progression de leur effectif. En effet, avec des jeunes aussi prometteurs que Maxime Faup, Rémi Doroginsky ou encore et surtout Johan Saint-André et des joueurs plus expérimentés comme les canadiens Eddy Martin-Whalen et Pierre-Luc Champagne, l’effectif ne devrait pas connaître une deuxième saison si compliquée.

Finalement, si le groupe ne s’est pas beaucoup renouvelé, la direction a quand même bien travaillé en conservant les pièces clés d’un effectif talentueux. Cette saison, les Bélougas devraient goûter aux playoffs puisque l’équipe a largement le potentiel de finir entre la 5e et la 8e place.

Les Lynx de Valence

La saison passée : 1e de la Poule A, éliminé en 1/4 de finale par Annecy

Difficile intersaison pour les Lynx. Pourtant celle-ci paraissait bien calme jusqu’au 5 août dernier. Un replacement dans la poule B après une année dans la « poule du Nord » (a priori plus abordable sportivement mais plus coûteuse à cause des déplacements) et un mercato très calme avec 3 départs pour 1 retour. De quoi entrevoir une saison correcte si ce n’est mieux pour le seul effectif 100% français de la Poule B.

Malheureusement, le 5 août dernier, la patinoire est visée par un incendie et devient inutilisable jusqu’en 2018. Dès lors, plusieurs questions en suspens : que vont devenir les matchs à domicile du club ? Comment vont s’entraîner les joueurs ? Et surtout, que va devenir le club lui qui tirait des matchs à domicile la quasi totalité de ses revenus ?

Une situation très triste et qui n’est pas encore tout à fait éclaircie. Néanmoins, dans les circonstances actuelles, difficile d’entrevoir autre chose qu’un début de saison, si ce n’est plus, compliqué pour les Lynx. Mais, toute la famille du hockey français souhaite le meilleur aux drômois pour la saison à venir et pour l’avenir du club.