GF38-Red Star: Grenoble domine, mais ne marque pas (résumé et photos)

Devant plus de 5000 spectateurs, le GF38 n’a pu obtenir qu’un match nul face au Red Star (0-0). À l’heure des bilans, ce sont bien deux points de perdus tant Grenoble a dominé.

« Victoires, déboires, on a souvent trinqué… Aujourd’hui, ça va mousser! » L’ambiance était au rendez-vous au Stade des Alpes avant le coup d’envoi du match, et les banderoles, nombreuses, rappelaient la belle amitié entre les supporters du GF38 et du Red Star. Côté effectif, qui dit blessés et suspendus dit effectif remodelé. Au démarrage de ce GF38-Red Star, Ibréhima Coulibaly se retrouvait en défense centrale, aux côté de Selim Bengriba, Fernand Mayembo étant trop juste et Eric Vandenabeele suspendu. Devant, Eddy Maanane était préféré à Nicolas Belvito, tandis que Florian Sotoca faisait son retour sur le flanc droit de l’attaque.

Avec les résultats de vendredi, le Red Star et le GF38 était respectivement relégués à la 5ème et à la 6ème place et les points étaient donc importants. Dans les premières minutes, Grenoble dominait légèrement, et Arsène Elogo se retrouvait à plusieurs reprises au sol sur des fautes franciliennes. Les deux Florian, David et Sotoca, se trouvaient bien et offraient de belles promesses pour la suite de la rencontre. D’ailleurs, le premier nommé se crée la première vraie occasion après dix minutes de jeu, lorsqu’il tentait sa chance à l’entrée de la surface de réparation. Mais sa frappe puissante passait au-dessus de la cage de Sébastien Renot.

La première moitié de la période était grenobloise, les joueurs du Red Star n’arrivaient pas à approcher de Brice Maubleu, le gardien grenoblois. Le pressing du GF38 semblait poser de gros soucis aux franciliens. Sur une faute de Guégan, ils obtenaient un coup franc capté sans souci par le portier isérois (25’). Dans la foulée, Elogo servait Maanane mais sa frappe était contrée in extremis par un pied adverse (28’). Servi dans la profondeur, Sotoca tentait sa chance mais sa frappe était trop croisée (35’). Sur cette action, Maanane faisait une belle frayeur aux supporters après un coup à la cuisse. Ce n’était, heureusement, qu’une fausse alerte.

Dans les dernières minutes de la première période, Lefebvre frappait au-dessus de la cage iséroise et rappelait que le Red Star pouvait, par intermittence, se montrer dangereux (40’). Le score restait vierge, et les grenoblois pouvaient regretter d’avoir dominé sans que cela ne se concrétise par un but.

En seconde période, Sekou Keita était rapidement dangereux, à l’image d’un Red Star prêt à montrer une plus belle copie que lors du premier acte. Le joueur se présentait face à Maubleu mais le portier du GF38 avait le dernier mot (50′). Le match s’équilibrait, et malgré la belle ambiance en tribunes, la tension était palpable sur le terrain. Les temps morts étaient de moins en moins nombreux, et les gardiens étaient mis à contribution. Le défenseur francilien Fornose Mendy aurait pu marquer le but de l’année. Sur un coup franc tiré du milieu de terrain, il reprenait le ballon sans contrôle, mais sa frappe passait juste à côté de la cage (62′). Puis, sur un bel enchaînement, Keita était proche d’ouvrir la marque mais le gardien grenoblois avait une nouvelle fois le dernier mot (66′).

Le dernier quart d’heure approchait, et Corentin Tirard, tout juste entré en jeu, permettait à Maanane de s’illustrer. Mais sa frappe du gauche flirtait avec la transversale (74′). Le latéral Abou Demba régalait avec ses longues (et rapides) courses vers l’attaque. Sur l’une d’elles, il trouvait Tirard qui manquait de peu l’ouverture du score. Grenoble poussait, dominait, et obtenait un coup franc placé idéalement, après une faute sur Sotoca (83′). Dans l’axe, à 20 mètres, Jessy Benet cadrait mais Renot se couchait. Puis, sur un nouveau coup de pied arrêté, il trouvait la tête de Bengriba, sans meilleur résultat.

Le match s’arrêtait là avec un goût d’inachevé pour le GF38. Face à l’un des cadors du championnat, les joueurs d’Olivier Guégan ont en tout cas prouvé qu’ils pouvaient faire mieux que résister.


les photos de Laurent Lardière