Les Ours battent les Elephants au bout du combat

Pour leur deuxième match de préparation, les Ours se sont déplacés à Chambéry pour y affronter les Éléphants, une équipe dangereuse et en forme. A la suite d’un match tendu, houleux et accroché, les Ours se sont imposés aux tirs aux buts.

2 joueurs exclus de chaque côté, des pénalités dans tous les sens, un match serré de bout en bout… Si la rivalité entre Chambéry et Villard de Lans progresse d’année en année, ce match semble être un bon point de départ pour les futurs derbys de la saison à venir. De plus, les deux équipes ont les armes pour viser très haut cette année. En effet, entre les multiples et trop nombreuses échauffourées qui ont opposé les deux équipes, on a pu voir du bon hockey avec des gestes offensifs et défensifs de qualités. Finalement, après avoir été mené 5-3 en début de troisième période, les Ours sont revenus pour l’emporter 6-5 aux tirs aux buts. Les buteurs des Ours : Gabriel Paquin, Robin Drogue, Jens Eriksson (X2) et Florian Pesce. On notera également le but de l’ancien villardien maintenant savoyard, Romain Broyer, venu récompensé sa belle prestation.

Un gardien monstrueux

Si Villard est resté dans le match dans les deux premiers tiers c’est grâce à son gardien : Robin Zvedelik. Pas que Villard se soit fait dominer par Chambéry, mais les nombreuses pénalités à l’encontre des Ours et les contre-attaques dangereuses des Éléphants, ont obligé le jeune tchèque à s’illustrer à plusieurs reprises. Entre arrêt miracle, solidité à 4 contre 5 et même un pénalty arrêté, Zvedelik a éclaboussé la patinoire de son talent avant de céder sa place, en ayant encaissé qu’un seul but, après 32 minutes de jeu. Robin Carrier, son remplaçant, a également réalisé un bon match, ayant plusieurs fois manqué de réussite sur les buts encaissés.

Un coaching à la hauteur

C’est une des interrogations de l’année à Villard : est-ce que le manque d’expérience de la paire Favarin-Simonneau derrière le banc va être un handicap pour l’équipe ? Ce soir, le coaching aura été toujours bien senti. Se déplaçant à 4 lignes, les coachs s’en seront servis à bon escient pendant tout le match tout en s’adaptant aux exclusion de Ruel puis Conil. Autre bon point pour le coaching, la maîtrise du cas Jonathan Joannette. Ce joueur est certainement le joueur le plus impressionnant techniquement que Villard est affronté depuis la descente en D2. Le duo de coach s’est très vite rendu compte que le québécois était intenable. En réponse à ça, ils ont décidé de le marquer de très prêt dès la moitié de la première période. Plus un bon palet à négocier pour le numéro 14 des Eléphants, jusqu’au geste de frustration de trop. Une bagarre entre lui et Ruel, déclenché par le villardien après un geste d’humeur du québécois. Résultat, exclusion pour les deux joueurs. Le prodige de Chambéry était mis hors d’état de nuire grâce à une stratégie de marquage serré.

Enfin, le choix du capitaine semble également très judicieux. Certes, Pesce n’est pas le joueur le plus talentueux de l’effectif mais c’est l’un des plus travailleurs et des plus motivés sur la glace. Un exemple à suivre pour tous, donc un bon capitaine. De plus, ce petit « C » inscrit sur le maillot semble l’avoir quelques peu assagit lui qui flirtait souvent avec la limite de la pénalité. Son but décisif en fin de match est venu récompensé un bon match mais également un bon début de saison de sa part.

Deux scoreurs pour mener l’attaque

Après un premier match contre Valence en demi teinte, Jens Eriksson s’est bien rattrapé en inscrivant deux buts ainsi que son pénalty pendant la séance de tirs aux buts. Gabriel Paquin en a lui inscrit un seul ce soir, mais a toujours été percutant et a transformé le pénalty décisif. De plus, sa complicité avec Younes Baazzi est de plus en plus déroutante. Ces deux-là se sont bien trouvés.

Attention à l’indiscipline

Certes les arbitres ne sont pas toujours aussi bons que les joueurs et le public aimeraient, mais la réalité est la même pour les deux équipes et cela ne peut jamais être une excuse. Certes, beaucoup de pénalités étaient discutables, mais quoiqu’il en soit, les Ours se sont retrouvés trop souvent pénalisés et souvent à juste titre. Outre ce manque de discipline par rapport au règlement, les Ours ont également régulièrement pêché dans le placement et le repli défensif. Face une équipe qui joue le haut de tableau comme Chambéry, cela aurait pu coûter plus cher.