Jean-Henri Tubert (CSBJ) : « On repart de zéro et tout est à construire »

Entraîneur du CSBJ dans les années 2000, Jean-Henri Tubert est de retour à Bourgoin cette saison. Passé depuis par Mâcon, l’ASVEL ou encore Châlon, le technicien isérois s’est confié à #LSD après les trois premières semaines d’entraînement du CS Bourgoin Jallieu.

Jean-Henri, 18 ans après, tu es de retour au CSBJ. Ça doit être une belle émotion ? 
De retour au CSBJ pour mon plus grand plaisir ! Il y a une page blanche devant nous, on repart de zéro et tout est à construire. Je ne vous cache pas que c’est vraiment plaisant de retrouver les terrains avec ce beau groupe. C’est vraiment plaisant d’être ici. 

Après un été compliqué, comment appréhendez-vous cette nouvelle saison ?
C’est vrai que cette intersaison est compliquée pour tout ce qu’on sait.. Maintenant, c’est derrière nous même si cela a été difficile au niveau de recrutement car nous nous y sommes pris très tard. On a souhaité dans cette nouvelle équipe garder les berjalliens qui souhaitaient rester en faisant aussi revenir des joueurs qui ont fait leur école de rugby au CSBJ. On voulait aussi faire monter des joueurs du centre de formation et prendre des recrues qui rentrent dans notre budget. Concernant le groupe, il est vraiment plaisant et fait preuve de beaucoup d’engagement avec un parfait mélange entre les jeunes et les anciens. 

Quels sont les objectifs du CSBJ pour cette nouvelle saison en Fédérale 1 Elite ?
On sait d’où l’on vient et il y a quelques semaines, on ne savait pas si nous allions repartir. Les dirigeants ont fait un gros travail pour réussir à inscrire le club en Fédérale 1 Elite.  Les objectifs sportifs ne sont pas en ligne de mire. On souhaite vraiment créer un club sain, qui sait gérer son budget tout en reconstruisant des fondations sur le sportif. On va s’appuyer sur nos forces : notre jeunesse et nos anciens ! On veut aussi recréer un état d’esprit pour ensuite viser plus haut mais nous n’en sommes pas encore là. 

Trois semaines après la reprise de l’entraînement, comment sentez-vous ce groupe ?
Tous les jeunes sont vraiment à l’écoute, ils sont positifs et travailleurs. Les anciens sont eux aussi exemplaire, ils sont paternalistes. Le mélange est intéressant et on commence à vraiment bien travailler. Pour l’instant, tout va bien et de mon côté, c’est vraiment sympa à vivre.

Avez-vous un plan de jeu déjà établi pour l’an prochain ? 
Je vais employer deux véritables verbes d’action. Je souhaite que les garçons court avec le ballon, qu’ils soient vraiment joueurs et mettent de la vitesse dans le jeu. Le deuxième verbe est « plaquer ». Je veux qu’on défende jusqu’à épuisement. Ce sont les valeurs qui créent un groupe. Après, je souhaite aussi qu’on retrouve une solidité en conquête et en touche.