Moto : Saison sinueuse pour Florian Pelegrin

Florian Pelegrin, jeune motard talentueux de 25 ans, participe actuellement à la Coupe de France Promosport 600 cc où malheureusement tout ne roule pas comme espéré. Pour LSD, l’originaire de Vinay nous raconte ses déboires.

Florian Pelegrin, vous avez chuté lors de votre dernière course à Alès début juillet. Comment vous sentez-vous ?
Ça va mieux, j’ai récupéré mais j’ai eu de la chance. C’était dans le dernier tour de course, j’étais au contact du pilote devant moi, j’étais vraiment dans sa roue. On sortait d’un virage et j’allais le doubler à celui d’après. Je savais qu’il allait réaccélérer sauf que sa moto est tombée en panne d’essence. J’ai essayé de l’éviter, mais avec la vitesse où on roule, le temps de réagir c’était trop tard… Il n’est pas tombé mais, moi, je me suis envolé. J’ai fait un salto avant et j’ai atterri au milieu de la piste sur la tête. Heureusement, je n’ai rien eu. En revanche, comme j’étais secoué, je n’ai pas pu reprendre la piste l’après-midi. J’avais un décalage entre le son et l’image donc j’ai préféré ne pas prendre plus de risques. 

C’est d’autant plus frustrant que vous aviez un bon rythme.
C’est un peu à l’image de mes saisons. En 2013, pour ma deuxième saison en compétition en 500 cc, je loupe le titre d’un point à cause d’un problème mécanique sur l’avant-dernière course où ma chaîne a cassé… En 2014, je finis quatrième du Championnat de France en Supersport 600 cc mais à cause de problème de budget, je retourne l’année suivante en Promosport pour limiter un peu les coûts et dès la deuxième course à Lédenon où je jouais la victoire, j’ai eu gros accident qui m’a conduit à l’hôpital. J’ai repris pour l’avant dernière course de la saison après quatre mois d’arrêt mais il y a encore un autre mec qui m’a embarqué dans une chute… J’étais à nouveau tout cassé comme ma moto. J’ai laissé passer tout l’hiver en me demandant si je devais continuer. Finalement je me suis réengagé en 2016 en me préparant vraiment bien sauf que dès le premier entrainement, je me fais couper en deux par un pilote derrière moi. Et là, par contre, j’ai perdu connaissance et j’ai eu un traumatisme crânien… Du coup, toute la saison 2016 a été compliquée. Je n’avais plus confiance, je paniquais sur ma moto dès qu’il y avait un peu de monde autour de moi.

Et cette année 2017 commençait pourtant bien…
Effectivement. Je termine quatrième du week-end à Lédenon avec une moto qu’on m’avait prêté puisque ma Yamaha est arrivée avec trois mois de retard. Malheureusement, lors de la deuxième manche sur le circuit de Carole, je casse le moteur de cette moto prêtée ce qui m’empêche de participer à la course de Croix en Ternois. J’ai reçu ma moto fin mai, je fais le Superbike de Lédenon où j’y suis allé sans prétention, juste pour découvrir ma nouvelle moto. J’étais surpris vu que je n’avais pas trop de roulage mais mon chrono m’aurait permis de gagner une course ou en tout cas être dans le coup pour jouer devant en Promosport.

Dans la continuité, vous enchaînez avec un bon week-end du côté de Pau-Arnos (9ème lors de la Finale 1, 7ème lors de la Finale 2).
Oui mais le problème c’est qu’il me manque de l’entraînement. Cette année, je n’ai fait que des courses, la moto je ne la connais pas et puis les autres roulent, eux. Ils connaissent leurs machines, ils ont du très bon matériel. De mon côté, je fais avec la nouveauté. Ma moto, elle n’est pas foudroyante, elle est bien mais ce n’est pas une fusée et je fais au mieux comme je peux. Je découvre la moto, à chaque fois qu’on essaye un réglage, ça marche, ça progresse mais de quelques centièmes. Et puis, il y a encore du boulot sur moi, je ne suis pas encore au top du top en pilotage, il me reste un peu à travailler. Mais bon ça va dans le bon sens, j’espère que dans les trois dernières courses (Le Mans, Magny-Cours et Nogaro) ça va bien se passer même si je ne les aime pas trop.

Malgré cela, est-ce que l’objectif reste celui de se placer voire de victoire ?
Bien sûr. Je suis un compétiteur, donc quand je pars c’est pour gagner.

Crédits photo : French Arrogance