Sébastien Gauthier: « L’avenir, je ne le vois pas »

Dijon ne jouera pas en Magnus la saison prochaine. Recalé par la Commission Nationale de Suivi et de Contrôle de Gestion de la FFHG, le club bourguignon évoluera au mieux en D1 à la reprise. Pour les joueurs, cette annonce a été très difficile car elle n’a été faite que fin juin, à une période où tous les clubs français ont quasiment bouclé leur recrutement pour l’année suivante. Certains retrouveront un club, d’autres devront peut-être passer par une saison de transition. Deux anciens grenoblois se trouvent aujourd’hui dans cette situation délicate: les canadiens Danick Bouchard et Sébastien Gauthier. Si le premier vient de s’engager avec Angers,  le second cherche désormais la meilleure solution possible pour sa famille et lui. S’il a des offres de clubs étrangers, il espère trouver une équipe de D1 ou de Magnus pour la reprise en août.

Sébastien, comment vas-tu depuis l’annonce de la non-participation de Dijon à la Magnus?

Je savais que ce serait un peu fragile à Dijon. J’avais entendu des rumeurs. Mais ce n’était pas ce son de cloche du côté du club, surtout quand je voyais le recrutement. J’étais installé depuis juin, je ne croyais pas à une possible descente.

Comment vois-tu l’avenir à court terme?

L’avenir, je ne le vois pas. J’essaie de me trouver un job, j’ai des offres loin de la France donc ce serait un gros virage pour ma famille. Je cherche en France mais les effectifs sont quasi bouclés. Donc financièrement, ce ne sera pas l’idéal. Quand on négocie tôt, les clubs n’ont pas tout dépensé, mais là… Je cherche à perdre le moins possible financièrement mais aussi sportivement.

En France, tu n’envisages que la Magnus?

Je regarde toutes les possibilités et ça peut également être la D1. Je n’ai pas fait une croix sur Dijon. J’étais installé, j’avais investi dans les meubles. Après je vais peut-être rester et prendre l’année pour vivre. Cela dépendra de ce que l’on me propose au club mais après ce qu’il s’est passé, je serai forcément un peu plus méfiant.

Tu venais avec des ambitions ici?

J’avais fait le choix de venir à Dijon. J’aurais peut-être pu être un peu plus patient mais j’avais décidé de prendre le contrat proposé. Je savais qu’on ne jouerait pas le titre mais j’avais le défi de redresser le club et jouer les play-offs.

Tu en veux au club?

Des jours oui, des jours non. On sait tous que le hockey en France n’est facile pour personne. Grenoble était récemment en difficulté. La vérité, je ne la connais pas. Les dirigeants le savaient-ils? Ça ne sert à rien de se faire des scénarios. Il faut maintenant être le plus lucide possible et trouver la meilleure solution pour la prochaine saison. Et cela va se jouer dans les prochains jours car les clubs sont bientôt prêts à boucler leur effectif. S’il faut de nouveau faire un déménagement, ce devra être rapidement.

Tu en discutes avec Danick Bouchard?

On s’est retrouvé dans la même situation et on a un peu le même profil. On est en France depuis quelques années et on a contacté les mêmes clubs ces dernières semaines pour les rejoindre. On était coéquipiers il y a quelques jours et on était de nouveau en compétition ces jours-ci pour retrouver du boulot. Et dire qu’il y a un mois, on se baladait dans Dijon pour lui trouver un appartement vers chez moi…