Antonin Rozand (entraîneur Vinay): « On est l’intrus de ces demi-finales »

Ce dimanche pourrait être historique pour l’US Vinay! Les Guêpes jouent une demi-finale de championnat de France de Fédérale 3… comme un certain 20 juin 2010. Ce jour-là, les isérois s’étaient inclinés aux tirs au but face à Boé Bon Encontre. Demain, ils veulent se rattraper à Vichy, et sortir Tours pour atteindre enfin la finale! Avant ce match au sommet, Antonin Rozand, le coach vinois, s’est livré à LSD.

Antonin, comment se sent le groupe avant cette rencontre face à Tours?

C’est particulier. On va jouer contre une équipe que l’on ne connaît pas du tout. Ils n’ont perdu que deux matchs. On va aborder cette demie comme les autres matchs. L’aventure humaine continue et les joueurs ne veulent pas que ça s’arrête. Il y a sept ans, on avait perdu en demie. Alors passer ce tour et jouer une finale serait énorme pour le club. Il y a un engouement derrière l’US Vinay. Les commerces se sont mis aux couleurs du club. Mais quand tu regardes les 4 équipes qualifiées pour les demi-finales, certains doivent se dire: « qu’est-ce qu’ils foutent là Vinay? » Après, on a un groupe jeune donc il n’y a pas forcément de pression. On a hâte d’en découdre.

Tu évoquais la demi-finale de 2010. Quels souvenirs gardes-tu de ce match face à Boé Bon Encontre?

Je ne jouais pas ce match parce que j’étais suspendu. Par contre, j’avais joué le quart et on l’avait gagné… aux tirs au but. Comme quoi! Aujourd’hui, il reste trois joueurs qui étaient là en 2009-2010. Donc ce sera forcément particulier de rejouer une demi-finale.

Ce match, ce ne sera que du bonus?

Oui forcement. Déjà, on ne voulait pas forcément monter en début de saison. L’objectif était de faire aussi bien que l’an passé. Nous avions perdu contre Montélimar lors du match pour la montée.

Tu te prépares déjà pour la saison prochaine?


Oui. Et ça fait peur la Fédérale 2 avec notre budget de 150000 euros. On a prévenu les joueurs que l’on ne pourrait pas recruter énormément. J’espère que l’on sera dans une poule régionale avec Voiron, La Bievre et Montmélian. Dans le cas contraire, ce sera plus compliqué financièrement avec de longs déplacements.

Tu as déjà des pistes niveau recrutement?

On cherche un petit peu. Le départ de Jeff Coux à Romans n’est pas une bonne nouvelle pour l’USV. On fera sans lui mais il y avait beaucoup d’attente autour de Jeff. Après on respecte son choix! Actuellement, on essaie par exemple d’approcher les joueurs déçus de Voiron ou de Saint Jean-en-Royans. Notre politique est claire: on veut des joueurs assez jeunes. Les stars en Fédérale 1, ça va nous coûter trop cher. Mais il y a de bonnes pioches à aller chercher ailleurs, comme en Honneur. Il faut des gens humainement intéressants. Vinay, c’est particulier. Sans être dans la critique, on n’est pas comme Voiron ou Saint Jean-en-Royans où c’est hyper structuré. Nous, on ne va s’entrainer que deux fois par semaine.

Pour en revenir au match de demain, il y aura Saint Marcellin qui jouera à 14h sa demi-finale Honneur en lever de rideau. Tu comptes aller encourager le SMS?

On va essayer d’aller les soutenir, bien sûr. Saint Marcellin et Vinay sont en partenariat des minimes jusqu’en juniors. On n’est plus à se tirer la bourre comme il y a 20 ans. On est très content d’avoir les deux clubs qui jouent dans le même stade à ce niveau de la compétition. Ça ne s’est jamais vu. On sera derrière eux, et puis les joueurs des deux équipes sont tous potes. En plus, on sera dans le même hotel.

Et il y aura du public pour supporter les deux équipes!

Oui, trois cars de supporters vont partir de Vinay. Ça promet!