Arnaud Martinez, grenoblois et agent de joueurs de football

Arnaud Martinez est un passionné de foot. Du coup, ce martinérois de 26 ans est devenu agent de joueur et a lancé l’agence AM Sport Consultants le 1er avril 2016. Un an après la naissance de la structure, l’isérois commence à se faire un nom. Parti de zéro, il est désormais en contact avec 200 joueurs, évoluant dans le monde amateur, mais également en Ligue 1 ou Ligue 2. Il gère d’ailleurs les intérêts de Rémi Biancardini, Yannis Tafer ou encore Josué Ahouré. C’était donc l’occasion de rencontrer cet agent plein d’avenir.

Arnaud, peux-tu tout d’abord te présenter?

Je suis de Saint Martin d’Hères. À l’origine, je suis du monde de la banque. C’était un rêve de gosse de travailler dans le foot. En tant que joueur, c’était compliqué vu que je suis limité par le talent (rires). Du coup, j’ai regardé les différents métiers possibles du football. Et je me suis dit qu’il y avait quelque chose à travailler en tant qu’agent. J’ai 2-3 amis dans le foot pro, ils m’ont expliqué comment ça se passait. Et puis c’est un projet familial, on est tous passionnés de foot dans la famille. J’en ai parlé à mon père et mon frère, ils m’ont tout de suite suivi. Aujourd’hui, je suis le seul salarié de l’entreprise mais l’objectif est qu’ils me rejoignent vite.

Après un an d’existence, quel premier bilan tires-tu?

Aujourd’hui, si on doit faire le bilan, c’est plutôt positif. On a explosé l’objectif des un an qui était de se faire connaitre et d’avoir un réseau. On partait de zéro. On avait zéro contact au niveau des clubs et des joueurs. Aujourd’hui, on croule sous les demandes de footballeurs ou d’autres agents pour placer leurs joueurs. Certains clubs nous contactent aussi. Là-dessus, on est très satisfait. En ce qui concerne nos relations avec les joueurs, tout se passe dans le meilleur des mondes. On est dans l’accompagnement. Si on doit chiffrer, on doit être à plus de 200 joueurs avec qui nous sommes en contact. Et il y en a une dizaine que l’on accompagne au quotidien avec un programme physique d’intersaison. On est en effet en partenariat avec un préparateur physique.

Peux-tu nous décrire une journée-type d’agent de joueurs?

Une journée-type commence très tôt le matin et finit très tard le soir. À cette période de l’année, tout le monde s’affole. D’un coté, il y a les joueurs qui paniquent car ils veulent signer avant le 15 juillet. Et il y a également les demandes des clubs. On doit être entre 50 et 80 mails de propositions de joueurs par jour. En tout, on a, comme je le disais, une base de 200 joueurs avec qui on est en contact. Si l’un d’eux a le profil qui correspond à la demande du club, on le propose. Par ailleurs, je regarde au moins un match par jour. Et à ce sujet, il y a désormais une plate-forme essentielle pour les agents qui s’appele Wyscout. Elle permet d’étudier les profils, les statistiques de chaque joueur pro.

Régulièrement, tu organises également des matchs de sélection en Suisse.

Oui, on travaille dans ce pays de la D1 à la D5. C’est un pays particulier. Les joueurs peuvent vivre du foot, même en D5 ou D6. On a récemment organisé un match de sélection contre l’Olympique de Genève. L’objectif est de montrer les jeunes footballeurs français qui veulent un nouveau projet. Après ce match, trois joueurs ont été retenus parce qu’ils intéressaient le club suisse.

L’objectif est de développer la structure à court terme?

Aujourd’hui, je suis le seul à temps plein. Mon père et mon frère travaillent à coté mais l’objectif serait qu’ils me rejoignent au plus vite. Et sur le plus long terme, j’espère pouvoir embaucher pour traiter les nombreux mails que l’on reçoit quotidiennement. Parce qu’à ce rythme, on va vite saturer.