Championnat de France de rugby à 7 : Les Amazones en phases finales

Ce week-end du 27 et 28 mai, Le Stade Bourillot de Longvic (Dijon) s’était paré de sa tenue de gala pour accueillir la phase de brassage Nord des championnats de France de rugby à 7 féminin. Des équipes du Top 8, du Challenge Armelle Auclair (D2) et de Fédérale 1 étaient conviées. Parmi tout ce joli monde, Les Amazones et les Coccinelles, nos représentantes locales, ont fait bonne figure. On retiendra une très belle quatrième place pour les joueuses du FCG qui s’ouvrent ainsi les portes des phases finales.

La température était estivale sur Dijon. Pas facile pour jouer au « Seven ». Un rugby à la mode, spectaculaire et dynamique. Les organismes sont mis à rude épreuve et doivent être affutés. Gourde, crème solaire et bonne condition physique étaient donc de rigueur.

Championnat de France de rugby à 7 : mode d’emploi
Au départ, 32 équipes séparées géographiquement en deux divisions (Nord, Sud). Ces 16 équipes sont elles-mêmes réparties en 4 poules de 4 qui participent à un mini-championnat (trois matchs le samedi). Les deux premiers rejoignent une poule haute et les deux derniers une poule basse. Puis le dimanche, place aux quarts, demies, finale ainsi que des matchs de classement. Les huit premières équipes des tournois « Nord » et « Sud », sur le même principe, se retrouveront dans trois semaines pour se disputer le titre de championnes de France de rugby à 7. Trente-deux postulants. Un (heureux) élu ! Les huit dernières, elles aussi disputeront un tournoi pour déterminer leur classement (17 à 32).
Composition des poules
Nord
Villeneuve d’Ascq – Bobigny – Caen – Rennes – FCG – Chilly Mazarin – LOU – Rouen – Nanterre – GUC – La Valette – Stade Français – Rueil Malmaison – Evreux – Bourg en Bresse – Dijon
Sud
Bayonne – Blagnac – Castres – Montpellier – Lons – Stade Bordelais – Romagnat – La Rochelle – Tarbes – USAP Perpignan – Bruges Blanquefort – Gaillac – Limoges – Montauban – Toulouse

Le FCG et le GUC ne se quittent plus
Division Nord donc pour les deux clubs grenoblois, qui, hasard du calendrier, évoluent aussi dans la même poule. Pas forcément un cadeau pour les Coxs. Premier match de la journée…et un derby grenoblois pour ouvrir les festivités. Décidément… Sans surprise, ce sont les Amazones qui entrent le mieux dans cette compétition en disposant de leurs voisines préférées 31 à 0. Les Gucistes, emmenées par leur emblématique capitaine Sumana Yin, finissent troisième de leur poule avec deux défaites (face au FCG donc et face à Caen 28 à 11) et une victoire face à Rueil-Malmaison (28-11). Le dimanche, les Coxs se battent pour la place de neuvième. Elles sortiront victorieuses en quart (17-12 contre Evreux) et en demi-finale (33-0 contre La Valette) avant de s’incliner en finale face à Chily-Mazarin 28 à 7. Une belle dixième place pour les Coccinelles qui repartiront de Dijon avec un bilan équilibré de trois victoires et trois défaites. Sumana Yin réagit suite à ce résultat: « Nous avions une première poule compliquée. Malgré tout, nous avons mis en place notre jeu et trouvé des automatismes dans un rugby très différent du 15. Les résultats de la première journée sont logiques, nous accrochons une victoire qui nous permet de finir troisième et d’avoir un tableau plus favorable pour le lendemain. Nous sommes heureuses de franchir les quarts, et encore plus de battre La Valette en demi-finale, une équipe qui était à la lutte avec nous en Armelle Auclair. Nous étions revanchardes. La finale était compliquée face à une équipe de Chilly qui a fait parler sa pointe de vitesse. Nous sommes malgré tout satisfaites de ce résultat. Nous irons à Albi avec le même groupe pour continuer à progresser.»

Le groupe guciste: Anna Protin, Géraldine Vitetta, Roxane Pinel, Agathe Pezzani, Solene Verchambre, Mathilde Degoué, Chloé Martin, Justine Paris, Mathilde Faure, Maëlle Plasse, Camille Uvietta, Sumana Yin, loyola AHAU (blessée) Entraîneur: Olivier Hoen

Les Amazones en mode Seven
Le duo d’entraîneurs grenoblois Jo Mc Carthy et Emmanuel Pellorce ont retenu douze filles pour ce périple en Côte d’Or : Céline Espit, Emeline Gros, Fanny Incorvaia, Philippine Mias, Claudia Gallin, Maelle Filopon, Perrine Nantier, Sabrina deylaud-Caballero, Margaux Jacquemin, Coline Baillon, Violaine Chavance, Aude Constans.
Exit donc les Coxs et place maintenant aux deux autres rencontres de la poule. Deux matchs qui tournent à la démonstration pour les Amazones. C’est tout d’abord les franciliennes de Rueil-Malmaison (Fédérale 1) qui subissent une correction 43 à 0. Caen, pensionnaire du Top 8, ne fait pas le poids lui aussi. Victoire du FCG 28 à 0, excusez du peu. Premières de leur poule, 102 points inscrits, zéro encaissé, les Amazones sont d’ores et déjà qualifiées pour les phases finales. La journée du dimanche va leur permettre d’évoluer l’esprit libéré et de se jauger face aux grosses écuries.
Dimanche matin. Quart de finale face à une vieille connaissance, Rouen. Sur leur lancée de la veille, les Amazones négocient parfaitement cette rencontre et s’imposent sans discussion 26 à 7.
Place à la demi-finale et à une opposition plus coriace contre des pensionnaires du Top 8, les bretonnes du Stade Rennais rugby. Malgré une superbe prestation, saluée très sportivement par leurs adversaires, le FCG chute 19 à 12, en faisant jeu égal tout le match (7-5 pour le FCG à la pause).
Les Amazones jouent donc la petite finale pour la troisième  place. Les grenobloises ne tiennent qu’une période face aux Nordistes de Villeneuve d’Ascq, elles aussi pensionnaires de Top 8 (0-5, score à la mi-temps). Après la pause, les iséroises craquent physiquement et s’inclinent trois essais à rien, 26-0. « Le match de trop » dixit Emmanuel Pelllorce qui revient sur ce beau week-end de rugby à 7 : « Face au GUC, les filles sont rentrées timidement dans la compétition. Puis, au fil des rencontres, elles sont montées en puissance. Nous avons livré deux jolies prestations face à Rouen et surtout face à Rennes. Match où nous échouons à un essai transformé. Une défaite qui a eu le mérite de prouver aux filles qu’elles pouvaient, sur un match, tenir la dragée haute à une équipe d’Elite. Ensuite, face à Lille, les filles étaient dans le rouge physiquement. Elles ont craqué en seconde période. » Le co-entraîneur dauphinois est heureux de la prestation de ses protégées : « Je suis fière de ce qu’elles ont fait ce week-end et j’espère que l’on gardera le même visage dans trois semaines pour le tournoi final. »
Pour la petite histoire, c’est Rennes (tombeuses des Amazones) et Toulouse qui remportent les tournois « Nord » et « Sud ».

Un grand bravo donc aux Coxs et aux Amazones qui terminent à la dixième et quatrième place. Un strapontin qui permettra au FCG de se frotter au gratin du rugby français et postuler à un titre de championne de France. Ce sera à Albi, le week-end du 17 juin. Après une superbe saison à 15, les grenobloises sont en passe de récidiver à 7. Faire aussi bien, voire mieux qu’à 15, encore un bel objectif pour les Amazones…