Olivier Saragaglia: « Je suis heureux de ce qui arrive au GF38 »

Entraîneur du GF38 de 2011 à 2015, Olivier Saragaglia vient de vivre l’une des plus belles soirées de sa carrière. Hier soir, le nouveau coach principal de Châteauroux a fait monter la Berrichonne en Ligue 2, après un succès à Lyon Duchère. Une sacrée revanche pour cet entraîneur qui aura échoué d’un rien dans sa quête de National avec Grenoble. Après une nuit bien courte, il revient pour LSD sur la montée de son nouveau club, son avenir personnel, et son avis sur la saison du GF38.

Olivier, le retour à Châteauroux a dû être festif cette nuit, après la victoire à Lyon Duchère (0-2)?

La journée ne partait pas très bien (rires). Pour ma causerie d’avant-match, le rétroprojecteur a explosé et il a fallu s’adapter. Après, on est parti et il y a eu des bouchons. Du coup, on est arrivé en retard, et la préparation s’est faite dans la précipitation. Malgré tout, on l’a emporté devant un public venu nombreux. On est rentré dans la foulée mais la nuit a été courte car on est arrivé vers 4h. Châteauroux est un des clubs historiques en Ligue 2. C’est une fierté de pouvoir fêter cette montée. D’autant que l’on aurait perdu notre statut pro si on restait en National la saison prochaine. C’est très particulier pour moi car j’ai été joueur ici il y a 24 ans.

Quel est le programme des prochains jours?

J’ai donné 3 jours aux joueurs. Après, on va quand même essayer de préparer le match à domicile face aux Herbiers pour être champion. Ce serait la cerise sur le gâteau de terminer premier. Et cela est possible car le premier Quevilly Rouen va jouer un match compliqué à Chambly.

Quelle fin de saison pour toi. Adjoint de Michel Estevan, tu es devenu le coach principal de La Berrichonne après sa mise à pied à titre conservatoire ( Michel Estevan a été sanctionné pour un pari sportif sur un match de L2, de Bundesliga et de Hockey).

Je suis le coach principal depuis six matchs. Le bilan est positif avec 4 victoires et deux nuls. Pour ce qui est du club, il a pris les sanctions avec cette mise à pied de Michel Estevan. Ça n’a pas été simple, il y a des relations qui se créent. Les dirigeants m’ont convoqué tout de suite. Ils ne savaient pas combien de temps je devrais assurer l’intérim. Au départ, ça devait être un match ou deux puis cela s’est prolongé. Aujourd’hui, je ne sais pas combien de temps je resterai l’entraîneur principal. Mais j’ai un contrat encore long avec le club, puisque j’ai signé en début de saison pour deux ans, plus deux supplémentaires en cas de montée.

Te voir sur le banc en Ligue 2 est envisageable?

Je suis dans l’incertitude. Il y a un problème de diplôme que je n’ai pas, et qu’il me faudrait pour coacher en Ligue 2. Le souci est que l’on me refuse en formation. C’est incompréhensible. Ils ont pris des personnes qui n’entraînent même pas en senior. Il y a du copinage à la fédération. On m’a d’ailleurs incité à ne pas poser ma candidature alors que j’étais adjoint en National. À croire qu’il y a d’autres priorités, et les entraineurs des centres de formation sont favorisés.

Malgré ton emploi du temps chargé, tu continues à suivre le GF38 à distance?

Toujours! Je regarde les résultats tous les samedis soirs à 19h45. Je suis content de ce qui arrive à ce club. Quand je vois le nombre de spectateurs, cela m’impressionne toujours. C’est la seule ville en France qui peut attirer autant de monde à ce niveau. Ce soir, ils ont un match charnière face au Puy. C’est toujours compliqué mais ils sont au-dessus en terme de niveau. Et même s’il y a une défaite, ils iront chercher la montée lors de la dernière journée.

Selon toi, ce groupe grenoblois est le plus fort depuis l’arrivée en CFA?

Je dirais surtout que c’est la poule la plus faible que Grenoble ait connu en CFA. Et je dis ça sans sous-estimer le travail d’Olivier Guégan! Mais je pense par exemple que notre première année dans ce championnat aurait dû nous sourire. Malheureusement, des points nous ont été retirés et c’est Strasbourg qui est monté.