Robin Drogue : « De l’expérience, de la sérénité et de la variété française »

De retour à Villard après une année sans hockey, Robin Drogue, le solide défenseur, revient pour LSD sur les défis à venir lors de la saison 2016-2017.

Tu es de retour à Villard après une année de césure, tu n’as pas eu d’autres propositions ?
J’ai eu d’autres propositions oui. Mais depuis le jour où j’ai décidé de reprendre, je savais que ça serait à Villard et pas ailleurs.

Pendant ton année de pause as-tu suivi le hockey français ? Si oui quel regard portes-tu sur la nouvelle formule du championnat français et sur la saison villardienne ?
Très franchement j’ai suivi ça de loin. J’ai quand même suivi les résultats des Ours et des équipes de mes anciens coéquipiers mais j’avais vraiment besoin de couper pendant quelques mois avec le hockey. Sur la saison villardienne, je pense qu’il y avait mieux à faire au vu de l’effectif. Je pense qu’ils auraient pu aller chercher une finale avec un peu plus de réussite mais surtout avec moins de blessures. C’est compliqué d’aller jouer tes playoffs à Montpellier avec à peine 2 lignes. Par contre, je salue ces poules géographiques qui aurait du exister depuis déjà plusieurs années.

La Magnus à 12 équipes, c’est bien je trouve, plus de matchs de saison régulière ça a du sens. Maintenant je trouve pas que le hockey français ait progressé, la différence c’est qu’il y a de meilleurs étrangers dans notre championnat au final. Et les joueurs français restent trop souvent au second plan alors qu’il y a beaucoup de talents en France, et qu’il faut que les français jouent dans leurs clubs.

Quel rôle vas-tu apporter au sein de cet effectif ?
Je n’ai pas vraiment eu l’occasion de discuter avec Pilou (Simonneau) de ce qu’il attend de moi. Mais je veux essayer d’apporter la même chose qu’avant, c’est à dire de l’expérience auprès des plus jeunes, de la sérénité en défense, et de la variété française dans le vestiaire. Je veux être solide derrière et faire une bonne première passe, ça permettra à mon binôme de pouvoir soutenir l’attaque plus souvent.

Tu connais bien le nouvel entraîneur, Pierre-Antoine Simonneau, est-ce cela qui t’a fait revenir ?
Pilou, c’est quelqu’un qui m’a beaucoup apporté pendant mes 2 années de Magnus, il m’a pris sous son aile et m’a beaucoup soutenu dans les moments compliqués où Rich Metro (ndlr, ancien coach de Villard) ne me faisait pas trop confiance, et ça a fini par payer. Le fait qu’il ait repris l’équipe, c’est clair que ça a joué dans ma décision de reprendre. Je pense qu’on a la même philosophie du hockey.

Est-ce que tu penses être opérationnel dès le début de saison après une année de pause ?
Je ne peux pas nier que les premiers entraînements risquent d’être rudes, il va falloir que je reprenne le rythme mais ça devrait vite revenir. Je me prépare physiquement pour revenir en forme.

Enfin, quels seront tes objectifs l’an prochain ?
Mon premier objectif personnel c’est de prendre du plaisir. J’ai pris du recul sur le hockey cette année, je me suis lancé dans un nouveau boulot…j’ai pris conscience de certaines choses. Après, collectivement, je veux gagner un maximum de matchs et aller le plus loin possible. Avec l’équipe qu’on va avoir, je suis sûr qu’on peut faire quelque chose, et qu’on va bien se marrer. C’est ce que je recherche aujourd’hui en revenant à Villard avec mes potes.