Quentin Scolari: « Je suis un grenoblois attaché à ses racines »

S’il n’a que 23 ans, Quentin Scolari fait désormais partie des anciens grenoblois. Formé aux BDL, « Sco » vient de terminer sa cinquième saison avec l’équipe élite. Et pour lui, pas de doute, elle fut la plus aboutie. Même s’il n’a « pas beaucoup joué en play-offs », il estime avoir franchi un cap et « fait ses preuves » en saison régulière. En discussion avec le staff pour une éventuelle prolongation, il confie pour lSD se sentir chez lui à Grenoble.

Quentin, cette saison fut ta cinquième avec l’équipe élite des BDL. La meilleure selon toi?

Personnellement, je suis très content de moi sur la saison régulière. J’ai montré que j’étais capable d’évoluer dans ce grand club. J’ai fait mes preuves. Même s’il y avait de la concurrence, c’est l’année où j’ai le plus touché la glace et j’ai senti que j’avais ma place. Sur la partie play-offs, je n’ai pas beaucoup joué mais ce sont des choix du coach.

Tu as joué avec pas mal de défenseurs. Avec qui t’es-tu senti le plus à l’aise?

C’est vrai que j’ai joué avec quasiment tout le monde. J’aimais bien évoluer aux côtés de Stéphane Gervais car j’étais à gauche sur la glace. Etant droitier, cela m’a ouvert d’autres perspectives sur le jeu. C’est par exemple plus facile de se décaler pour prendre un shoot. Cela me permet d’avoir une meilleure vision.

Un joueur t’a particulièrement marqué?

Kyle Hardy nous a tous marqués par son patinage. C’était un plaisir pour les yeux. J’ai souvent eu cette discussion avec Bisaillon et on se marrait tellement il patine bien. J’ai aussi été touché par la gentillesse de Camilo Miettinen. J’ai entrainé son fils cette année. C’est une personne en or. J’ai appris qu’il partait. Chaque année, de nouvelles affinités se créent, certaines sont beaucoup plus marquantes.

Toi, qui es au club depuis un bon moment, tu as dû sentir une certaine évolution cette saison?

Cela s’est senti avec la saison régulière et la série de victoires. Avec Jacques Reboh, le club a pris un virage à 180 degrés. Il y avait aussi plus de ferveur autour de l’équipe. On ne prend pas forcément conscience qu’il faut aller vers les gens, notamment après une défaite, mais ils font des kilomètres pour nous voir. Et avec le nouveau président, nous étions plus proches des supporters.

La saison est terminée. Gap a donc gagné le championnat, tu as suivi la finale contre Rouen?

Gap m’a impressionné. Le club a mis une telle intensité face à Rouen… J’ai aussi appris que Luciano Basile restait finalement chez les Rapaces. Il va perdre une bonne partie de son effectif mais c’est le meilleur entraîneur de Magnus, et il bâtira une équipe avec trois fois rien. Comment ne pas être admiratif de cet entraîneur qui a le 8ème budget du championnat? Il a des qualités de meneur d’hommes et pour le recrutement.

Place maintenant aux vacances, quel va être ton programme?

Je profite du beau temps et je prepare actuellement mes examens qui auront lieu en juin. Je passe ma licence à l’école de management de Grenoble. Les entretiens se poursuivent aussi avec le staff.

Tu te sens bien à Grenoble?

Je suis un grenoblois attaché à ses racines. Le club a des conditions de développement intéressantes. Je suis en discussion et cela va dépendre de l’importance que l’on voudra me donner. Mais je me sens chez moi. Aujourd’hui, avec Christophe Tartari, Julien Baylacq et Teddy Trabichet, nous sommes les seuls grenoblois du club. C’est une fierté! Un parcours comme celui de Christophe est exceptionnel aux BDL.