Simonneau : « Je suis très fier »

Depuis lundi, Pierre-Antoine Simonneau est officiellement entraîneur-joueur de l’équipe D2 de Villard de Lans. Pour LSD, il revient sur cette nomination et parle de la saison à venir sur le plateau du Vercors.

Ça fait 7 ans que tu joues pour les Ours de Villard, quelles émotions cela te fait de devenir le coach de cette équipe ?
Je suis très fier. Quand on m’a proposé, j’étais vraiment partant à 100%. Après c’est sûr qu’entraîner et jouer ce n’est pas facile donc la condition c’était qu’il y ait quelqu’un avec moi sur le banc pour coacher. Etre sur la glace et coacher en fin de présence c’est compliqué. Moi je serai là pour apporter les principes de jeu, faire les entraînements mais je veux vraiment un gars qui m’épaule et à qui je peux confier le coaching. Un gars avec qui on peut travailler à deux.

Est-ce qu’on connaît déjà l’identité de cet assistant ?
On n’a pas encore de nom. On a quelques idées mais pas officiellement de nom. Ça sera surement quelqu’un déjà en place au sein de l’équipe technique.

Tu vas devenir entraîneur à seulement 30 ans, comment tu l’appréhendes ?
J’ai confiance sachant que les gars avec qui on va travailler étaient pour la plupart déjà en place, je les connais depuis déjà longtemps, il y en a que j’entraînais déjà en benjamins (U13). Ils me connaissent, je les connais. Ce n’est pas comme si j’arrivais dans un nouveau club où j’aurais certainement plus d’appréhension mais là je suis plutôt confiant d’autant plus que le groupe vit très bien depuis quelques années et qu’en tant que capitaine j’avais déjà des responsabilités. Je ne suis vraiment pas inquiet pour le futur.

Justement, à propos du capitanat, est-ce que tu cumuleras les postes d’entraîneur, de joueur et de capitaine ?
Non hors de question (rires). Non, chacun à son poste, il y aura un capitaine en place, il y aura des assistants… Moi je serai dans mes rôles de joueur et d’entraîneur et j’aurais déjà beaucoup de travail.

Tu vas vivre ta première expérience de coach, en cumulant les rôles de joueur et entraîneur alors que tu n’as que 30 ans, comment tu appréhendes tout ça ?
C’est sûr que ça ne sera pas facile, après à moi de montrer l’exemple et d’être irréprochable aussi bien dans mon boulot de coach que sur la glace. Il y aura peut-être des moments compliqués dans un des deux postes, mais ce qui prime avant tout c’est que je fasse mon boulot de coach et que les résultats de l’équipe passe avant mes résultats personnels. Si l’équipe joue très bien et que moi je suis plus en retrait dans le jeu, que j’ai moins de productivité et qu’on gagne, je préfère ça que l’inverse.

Tu as peur que ta productivité en tant que joueurs diminue ou au contraire tu penses qu’elle va s’améliorer ?
Je pense que ça ne va rien changer. Avec Daniel [Sedlak] on avait une relation assez fusionnelle, il n’y avait pas de problème de confiance et, dans le jeu, je n’avais pas de restrictions. J’étais assez libre. Donc pour moi ça changera rien, je vais vraiment me concentrer sur mon rôle de coach et ensuite avec le groupe ça viendra tout seul. Je ne me pose vraiment pas de question.

A l’heure actuelle on connaît seulement deux joueurs de l’équipe 2017-2018, Janosik et toi, vers quel axe va se tourner la construction de cette équipe ?
Avec Fred Bertrand (le président) on veut garder un noyau villardien. Je suis en train de rencontrer les joueurs. Pour l’instant on n’a signé personne, mais avec le changement coach, certains joueurs qui avaient pour projet de partir veulent rester encore une année à Villard. Je pense qu’il y aura une bonne partie de l’équipe qui va rester et on va essayer d’amener des joueurs français d’expérience, en limitant les joueurs étrangers. On va essayer de limiter à 4. Ce n’est pas une limite fixe, ça peut très bien être 5, ça peut très bien être 3, mais on veut réduire par rapport à cette année.

Tu vas retrouver certains joueurs que tu as formé dans le hockey mineur il y a maintenant quelques années, qu’est ce que ça fait d’avoir comme coéquipier, et sous ta direction, des joueurs que tu as formé ?
Cette année c’était déjà un peu le cas : Nico Ruel je l’ai eu en sport étude, Maël Lecomte je l’ai eu en benjamins… Ça fait qu’on vieillit quoi (rires) ! On vieillit et on a la trentaine. Sachant que ces jeunes ont environ 20 ans, il y a 8 ans ils avaient 12 ans, moi j’avais 23 ans, donc voilà on vieillit. Mais maintenant, eux me connaissent, moi je les connais très bien, donc ça peut vraiment marcher. Je ne passerai pas par 4 chemins pour leur dire les choses et eux aussi savent qu’ils peuvent venir me parler et que je suis à l’écoute. C’est vraiment un avantage et on ne peut que avancer ensemble.

Chaque entraîneur à un peu son style de jeu, comment tu définirais le tien ?
Je pourrais dire que j’aime le beau jeu, mais tout le monde aime le beau jeu. J’aime que tout le monde participe aux phases défensives et offensives. On attaque à 5 et on défend à 5, il n’y a pas juste des joueurs dans des rôles. Je veux des joueurs capables de participer dans toutes les parties du jeu.