Maxime Piaser, hockeyeur à l’avenir prometteur

Maxime Piaser, jeune joueur de hockey subaquatique à Moirans se livre lors d’une interview pour #LSD sur son sport et sur ses objectifs personnels pour les années à venir.

Peux-tu nous expliquer en quelques mots ce qu’est le hockey subaquatique ?
C’est un sport qui vient d’Angleterre. Il est arrivé en France dans les années 50. Le hockey subaquatique se joue avec une petite cross allant d’une vingtaine à une trentaine de centimètres. On porte aussi un gant de protection  en silicone qui permet  d’éviter de se râper la main au fond de l’eau ou de se faire mal au contact du palet. Nous portons aussi un masque, un tuba, des palmes et les mêmes bonnets qu’au water polo . Ce sport se joue à 6 contre 6, avec une équipe qui a des équipements uniquement noirs et l’autre équipe qui a uniquement des équipements blancs. Le but est de tout simplement pousser le palet qui fait 1,3 kg, dans la rigole adversaire. Concernant la profondeur des piscines, cela va dépendre des compétitions mais en général c’est entre 2 et 3 mètres pour les adultes. 

Comment tu t’es intéressé a ce sport ?
Au début, je faisais de la natation a Moirans et je voulais arrêter car faire des longueurs juste pour faire des longueurs ça me dérangeait. Je voulais donc faire du waterpolo sauf que le club de waterpolo le plus proche était celui de Pont de claix. En sachant que je viens du pays voironnais, ça faisait loin. Un jour ma mère est tombée par hasard sur un ami à elle qui était initiateur au hockey subaquatique. J’y suis donc allé avec mon voisin et ça fait maintenant depuis 2005 que je pratique ce sport. Maintenant, même, mon petit frère fait du hockey subaquatique.

En terme de préparation physique, tu as des entraînements spécifiques concernant l’apnée ?
Oui, nous en avons, surtout quand nous sommes jeunes. Nous faisons beaucoup d’entraînements pour descendre au fond de l’eau et être mobile. Les gens ont souvent une mauvaise interprétation, on ne fait pas forcément de longues apnées. Lors des matchs, elles sont très courtes, donc on ne travaille pas comme les vrais apnéistes, sur de l’apnée pure. Le gros travail est surtout fait sur le cardio pour pouvoir les enchaîner.

Lors des rencontres, comment les spectateurs font pour regarder ce qu’il se passe sous l’eau ?
Cela dépend des compétitions. Si on prend les compétitions les plus médiatisées comme les championnats du monde, on a une retransmission vidéo en direct dans la piscine et sur internet. Sur des compétitions comme les championnats de France, il y a un gros travail qui est fait aussi pour faire une retransmission vidéo en direct dans la piscine. Lors des rencontres amicales où il n’y a pas forcément d’enjeux, là il n’y a aucune retransmission et si il y en a qui veulent regarder, ils doivent enfiler le maillot pour pouvoir voir le match. Pour cela, ils se mettent généralement sur le côté.  

Concernant les règles de jeu, ce sont les mêmes qui sont pratiquées en hockey sur glace ou certains paramètres changent ?
Je ne connais pas les règles du hockey sur glace donc je ne pourrais pas dire. Nos règles globalement sont les mêmes que le hockey sur glace au niveau des changements car on peut les faire quand on le souhaite. Après en hockey subaquatique, le palet doit être joué uniquement avec la cross donc ne peut pas être touché avec une autre partie du corps. Nous n’avons pas le droit aux contacts avec l’adversaire, de gêner l’adversaire. Nous ne pouvons pas non plus faire de tirs dangereux. 

Tu fais parti de la sélection pour représenter l’équipe de France en U23 cet été, cela doit être une satisfaction ? Les entraînements changent de ceux de Moirans ?
C’est une satisfaction de participer à mes troisièmes championnats du monde jeune. Les premiers étaient en 2013, en Moins de 19 ans où on avait terminé 3ème. Les deuxièmes, je les ai réalisé en 2015, en Espagne, où on a terminé 5ème. Ce fut une véritable déception. Cet été, ils ont lieu à Hobart dans l’état de Tasmanie, en Australie, avec quasiment la même équipe que lors des derniers championnats du monde. Les entraineurs m’ont nommé capitaine, ce qui me rend encore plus fier. Au niveau de l’entrainement, on augmente l’intensité forcément, surtout au niveau qualitatif, car vu que je suis rentrée dans la vie active cette année, je n’ai plus beaucoup de temps et j’ai donc réduit mon nombre de séance. Il y a 3 séances de hockey par semaine, deux où on joue et une où je nage et après je m’entraine individuellement, donc 3 séances de musculation et 2 séances où on fait de la course à pied. Pour ce qui est de l’entrainement individuel, c’est à moi de gérer mes séances. 

Concernant ta fin de saison 2016, elle s’est bien passée dans l’ensemble ?
Alors, les saisons en hockey subaquatique c’est comme pour les années scolaires, elle se termine en Juin, donc ma fin de saison c’était en Juin 2016. J’ai repris ma saison de cette année, en Septembre 2016. Globalement ma saison dernière s’est bien terminée, car on finit 4ème des championnats de France élite, le plus haut niveau français. C’est le record du club !  Cette année on a terminé 3ème lors de la première manche, donc on monte sur le podium pour la première fois, ce qui est une véritable satisfaction ! Chaque année, nous participons aux championnats de France. La première manche a eu lieu en Novembre et regroupait les 10 meilleures équipes de l’année précédente. Plus tard dans l’année, nous participerons à la dernière manche qui compte les 16 meilleures équipes sur le calcul des deux premières manches. Tout le monde se rencontre et les meilleures iront en play-offs. C’est la dernière manche qui est la plus importante, même si la première nous permettra de gratter quelques points.