Mathias Arnaud : « Tout le monde est prêt pour ce soir »

A quelques heures de la demi-finale de la Coupe de France contre Lyon, Mathias Arnaud s’est confié sur ce match, sur ses souvenirs de Coupe de France et sur le Winter Game gagné contre cette même équipe de Lyon. 

Comment s’est passé l’entraînement de ce matin et comment abordes-tu ce match contre Lyon, n’est-ce pas trop bizarre de les rejouer seulement quatre jours après le Winter Game ?
Non ce n’est pas trop bizarre. Nous, nous avions comme objectif avant le Winter Game, de le jouer et on savait qu’on les rejouerait pas longtemps après. De ce côté, le jour de l’an ne s’est pas passé comme une personne lambda. On a été très raisonnable de ce côté là. J’étais avec ma femme, Teddy Trabichet et sa femme ainsi que Kyle Hardy. Ce nouvel an était très sobre surtout que le lendemain, on avait un petit entraînement assez tranquille pour bouger les jambes pour se sortir du Nouvel an et du Winter Game. Aujourd’hui, on s’est entraîné à fond, il y avait du rythme et tout le monde est prêt pour ce soir.

Les lyonnais vont être revanchards ce soir ?
Oui, ils auront à coeur de gagner. On a vu contre Mulhouse que sur 60 minutes, les gens n’ont rien à perdre. C’est la finale avant la finale. 

Le match de ce soir est-il plus important que le Winter Game ?
Oui, oui il est beaucoup plus important. Ce qui était important pour le Winter Game, c’était l’événement en soi mais ce n’était qu’une journée de championnat comme une autre. Le Winter Game, c’était vraiment l’événement du Hockey avec 16 000 personnes dans une enceinte incroyable.

La Coupe de France a donc un vrai intérêt pour vous ?
Oui, elle a une vraie valeur pour les joueurs. Les joueurs qui l’ont gagné peuvent le dire, c’est un événement incroyable avec tout ce qui gravite autour. Je suis de Paris donc personnellement, je dois avoir au moins 40 personnes qui viennent me voir en finale. L’année dernière, on a perdu et ça a gâché la fête. 

Personnellement, as-tu déjà gagné la Coupe de France ?
Je l’ai gagné avec Dijon en 2011. On avait gagné dans un match prolifique (7-6) en prolongations contre Rouen. On avait une très belle équipe. C’est un souvenir de dingue cette victoire en championnat.

Quels ont été les mots du coach avant cette rencontre ?
On a fait pas mal de vidéo. On s’est rendu compte qu’au Winter Game, même si on gagne avec 3 buts d’écarts, on n’a pas fait un si beau match que ça. On a fait beaucoup d’erreurs individuels, comparé au match de Novembre, où l’on avait fait un match très solide en défense. Ils ont eu au moins deux ou trois 3 contre 1 à négocier dans le match.

Est-ce qu’on peut faire preuve de plus de facilités quand on a gagné 19 matchs de suite ?
Non, pas du tout ! Vu l’état d’esprit du groupe cette année, personne ne pense comme cela. Tout le monde va de l’avant et je vais le dire honnêtement, tout le monde a un tempérament de guerrier ! 

Vous savez que chaque série se finit un jour, ça ne vous fait pas peur que ça puisse tomber au pire moment ?
J’ai envie de te dire qu’on verra ce soir. C’est sûr qu’un jour, on va perdre, mais si tu perds le match avec la manière, cela est moins grave. Par contre, si on perd en jouant facile, cela sera beaucoup plus regrettable. 

Maintenant, Grenoble veut et doit tout gagner ?
C’est le meilleur moment en tout cas. On a relancé un peu la vie du club et l’organisation a repris de sa superbe. C’est vraiment le moment pour surement gagner la Coupe de France et être prétendant au titre. Cela ne sert à rien d’aller en finale pour la perdre ! 

Sur un point de vue personnel, comment te sens-tu à Grenoble ?
J’ai pris mes marques à Grenoble. On se sent bien dans la ville, je me sens bien dans l’équipe. L’organisation prend vraiment soin des joueurs. 

Rendez-vous à 20h30 pour suivre en live radio sur #LSD, la demi-finale de la Coupe de France, entre le LHC les Lions et les Bruleurs de Loup.