Nous devons croire (à nouveau) au FCG, sinon…

Le FCG en TOP14, j’ai envie d’y croire…
Bien entendu, tout le peuple isérois est triste (ou au choix : déçu, intrigué, énervé, attristé, dégoûté, dépité, désabusé, désillusionné….) du début de saison du FCG.

Moi le premier, aux premières loges radiophoniques au matmut stadium, je n’ai pas réussi à étouffer ma frustration lors des touches perdues dans les 22 lyonnais. Ou encore à enfouir mon infinie tristesse lors de la dernière mêlée du match. Une mêlée où le FCG, réduit à 14, a reculé comme rarement (jamais) il ne l’avait fait depuis 10 ans.

Alors oui, tout le monde doute, à commencer par les joueurs, c’est comme cela qu’un cercle vicieux s’installe. La raison est simple, tout supporter grenoblois porte en lui l’ombre de Damocles et de son épée appelée Dean Richards, celui qui (il n’était pas seul) précipita le FCG tout en bas il y a un peu plus d’une décennie.
Alors oui, les multiples fins de contrat des joueurs peuvent inquiéter en cas de première partie de saison dans les choux. Oui, notre conquête sera un de nos points faibles cette saison.

Et oui, j’utilise le « nous », quand je parle du FCG…

 Tout supporter grenoblois porte en lui l’ombre de Damocles et de son épée appelée Dean Richards

Diantre, est-ce que ces foutues valeurs du rugby portent les couleurs d’une résignation si précoce? Journaliste à LSD, je n’ai pas perdu pour autant ma passion de ce club. J’ai le sang rouge et les bleus à l’âme lors de chaque défaite grenobloise. Je m’aperçois aujourd’hui, après trois revers seulement en TOP14, qu’il est peut-être de mon devoir de supporter jouissant d’une tribune, de ne pas sombrer dans le défaitisme et d’appeler à la révolte.

Si Bernard Jackman nous disait après le match ne pas être inquiet, soyez persuadé que ses nuits sont aussi mauvaises que les mines des joueurs après le match à Lyon. Le FCG en a tant bavé pour se positionner dans le TOP14 qu’il, et que NOUS ne devons pas nous résigner si vite.
Il faut regarder le godet à moitié plein, nous n’avons pas le choix. L’équipe est sensiblement la même que l’année dernière, une saison où le club a longtemps côtoyé la qualification! Alors passons outre les méandres du rugby professionnel entourant le vrai-faux-vrai départ de Fabrice Landreau ou encore le vrai-faux-vrai maintien de Marc Chérèque à la tête du club. Prenons le FCG comme il est, de toute façon, nous n’avons pas le choix.
Aplon est dans la forme de sa vie, Grice et Héguy vont revenir avec une envie monstrueuse et les anciens Best et Alexandre semblent plus que jamais avoir retrouvé leur grinta.

L’année de la fameuse inversion de la courbe

Cela fait 5 ans que le FCG part en trombes avant d’exploser en vol. Et si c’était l’année de la fameuse inversion de la courbe? Celle qui verrait un FCG contre toute attente se qualifier au prix d’une phase retour digne des grandes années Ringeval. Grenoble n’a jamais aussi bien réussi que lorsqu’il n’est plus DU TOUT attendu, lorsqu’il prend cette tenue d’outsider qu’il ne doit -et c’est peut-être la leçon à retenir- jamais quitter.

Alors, que faire, annulez vos repas chez belle-maman dimanche prochain pour venir pousser avec le club à 12h30. (Au pire, prétextez d’aller faire la sieste et écoutez LSD). Otons de nos esprits les mots de crise et de descente, nous aurons bien l’occasion de les réutiliser si besoin dans la saison.

Et promis, si Grenoble gagne ses 4 prochains matchs, je reprendrai la plume pour contrer les enflammées programmées !

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