Issa nissa

Le Sport Dauphinois ne peut pas le nier. Le sport, plus généralement, ne peut pas passer à côté. À côté du drame, de l’horreur, d’un cauchemar qui se répète encore et encore. Il semble bien dérisoire, une nouvelle fois, de suivre les aventures de nos sportifs isérois. Difficile de conter les récits de ces chevaliers des temps modernes qui, à leur façon, offrent au public et aux supporters de rares moments d’évasion, loin d’un monde qui s’éloigne indéniablement du chemin du partage et de l’humanité.
Cette humanité s’est réveillée choquée, sans voix, fatiguée, ce 15 juillet 2016. Une autre nuit sombre, un deuil supplémentaire pour un pays dont le rouge du drapeau national commence clairement à s’y méprendre avec le sang versé par la folie humaine. La folie sauvage. Geste sauvage et cruel, faisant naître plus de peur encore dans le coeur des français et touristes enjoués qui flânaient un soir de fête nationale sur la promenade des Anglais.
Les sportifs deviennent alors dans ces moments des messagers. Des porteurs de réconfort pour passionnés perdus dans le flou de ce geste si dérisoire et tellement brutal. Twitter et Facebook sont alors de formidables relayeurs de sentiments, panneaux d’affichage de ressenti pour une foule sentimentale. Le sportif s’attriste, il s’excuse auprès des familles des victimes, il prie de toutes ses forces, il partage des dessins, des articles, des phrases de philosophes. Il rassure, il assure son rôle d’exemple.
Comme si un sportif qui ne réagissait pas publiquement était alors un homme sans sentiments, sans coeur. Mais certains prônent encore le geste de deuil qui correspond peut-être le mieux à ces instants glacés ; le silence.
Le sport a aussi compris cela. Avant chaque événement, il se recueille dans cette désormais « fameuse » minute de silence ou bien d’applaudissements. Il rend hommage.
La vie doit continuer, le sport doit continuer, comme une barrière à cette barbarie. Ce rassemblement de personnes et de styles nous conforte dans l’idée que même dans l’adversité, nous sommes fait pour vivre ensemble.
Il y a de quoi baisser les armes, déclarer forfait. Et s’il n’y a plus d’espoir, c’est qu’ils ont déjà gagné. Mais, tel un sportif à bout de souffle, il ne faut jamais abandonner. La flamme Olympique s’allumera dans quelques jours porteuse de symboles encore plus innombrable qu’à l’accoutumé. Une flamme de l’espoir. Car il faut encore espérer, croire au sportif, en l’humain. Il faut croire en la vie.

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