Valentin Focki: « J’ai peut-être trop accepté mon rôle de joker »

S’il y a des joueurs dont l’implication a été remise en question cette saison à Grenoble, Valentin Focki n’en fait pas partie. Bosseur et motivé, il aura tout donné sur le terrain pour essayer de faire monter le GF38 en National. Insuffisant pour qu’il soit conservé l’an prochain. Aujourd’hui, il a encore cette saison « en travers de la gorge ». Et il reconnaît avoir connu des moments difficiles après le nul du week-end dernier face à Montceau, synonyme de non-montée en National. Alors que le championnat n’est pas encore fini (le GF38 joue un dernier match au Puy ce soir), Valentin Focki se livre à LSD, avec un style qui le caractérise bien: sans langue de bois.

Valentin, tu as donc appris hier que tu n’étais pas conservé…

Comme toute fin de saison, j’ai eu un rendez-vous avec la direction, et là, c’était avec Max Marty en l’occurrence. Me concernant, il m’a dit qu’il n’y aurait pas de suite à la collaboration. J’avais un contrat d’une année plus une autre en cas de montée.

Quel a été ta première réaction?

Franchement? C’est un échec cuisant. Je suis venu ici pour m’installer dans cette région, et je l’ai encore en travers de la gorge.

Comment expliques-tu que tu n’aies pas été conservé?

Il n’y a pas une journée à l’entrainement où j’ai été à reculons, comme tout joueur j’ai eu ce rôle de joker que j’ai peut être trop accepté. Aujourd’hui, s’il y a un mot qui me vient, c’est frustration. J’ai une boule dans la gorge depuis Montceau. Heureusement qu’il y avait ma femme et mon fils. C’est terrible à quel point cette saison me laisse un gout amer.

Comment expliques-tu que l’équipe ait craqué à ce point à mi-saison? Il n’y a pas eu de cassure dans le vestiaire?

Honnêtement, je pense vraiment que l’effectif était à bout de souffle à un moment. Le match contre La Duchère nous a mis un coup derrière la tête même si nous comptions toujours 4 points d’avance. Puis le match contre Moulins à domicile où nous perdons 2 buts 1 nous a achevés. Dans le vestiaire, il y a toujours eu une bonne ambiance. On a toujours travaillé sérieusement, on a peut-être laché un peu à un moment… C’est un peu une énigme pour moi.

Quels ont été tes rapports avec le coach Garcia?

C’est un coach exigeant, perfectionniste. S’il ne te parle pas, c’est qu’il y a un problème. Il me criait dessus souvent mais je n’ai eu aucun problème avec. Il a eu une certaine psychologie quand mon fils est né car j’étais loin de chez moi et m’a laissé des jours de repos. Il m’a fait progresser.

Il reste encore un match à jouer mais tu dois forcément déjà pensé à ton avenir.

Je suis avec d’autres responsabilités depuis que je suis papa. Après Montceau, des contacts ont été activés. Honnêtement, j’y croyais jusqu’au bout. Je pensais que j’avais une chance de rester. Du coup, je ne fouinais pas ailleurs avant mon entretien.

Depuis que tu joues au football, cette saison restera la pire?

Depuis que je suis footballeur, c’est la saison qui me reste le plus en travers. J’ai vécu une descente avec Épinal, mais nous avons connu une épopée en Coupe de France. J’ai aussi joué la montée avec ce club l’année d’avant mais c’était une autre déception. Moi, je pense aux supporters, au club, je suis venu pour faire monter cette équipe, les supporters ont été exceptionnels avec moi, et ils ont su me remonter le moral quand ça n’allait pas.
En tout cas, il n’y a pas un entraînement où je n’ai pas fini rincé. Je n’ai rien à me reprocher niveau terrain, peut-être que j’aurais pu m’y prendre différemment dans ma relation avec le coach.

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