Rugby #2: le talonneur

Pour vous, l’équipe LSD a décidé de se lancer dans cette nouvelle rubrique. Rubric-à-broc pour tenter de vous expliquer de façon originale, décalée, estampillée LSD les rudiments des sports que vous suivez. Entre présentations des postes spécifiques, explications des règles ou autres tentatives d’éclairages technico-techniques, vous saurez tout sur le bout des doigts, sur toutes les disciplines. Désormais, vous n’aurez plus d’excuse valable pour ne pas suivre tous les sports!

Aujourd’hui #John vous éclaire de sa lanterne sur le talonneur au rugby.

Le numéro 2 d’une équipe de rugby s’appelle le talonneur. Et comme son nom l’indique il est là pour talonner lancer le ballon en touche. En réalité, le talonneur moderne a deux fonctions primordiales: talonner le ballon (avec son pied, fallait faire latin à l’école) et lancer le ballon lors des remises en jeu par les touches. Ce rôle de lanceur est plutôt récent. Il y a quelques années, il était effectué par un 3/4 aile ou même par le demi de mêlée de l’équipe, dans le but de conserver tous les avants disponibles pour le jeu.

Le talonneur est le cerveau de la première ligne mais pas seulement. Il fait aussi partie de la colonne vertébrale d’une équipe (avec les postes 8, 9, 10 et 15), c’est-à-dire qu’il prend part aux décisions et aux choix stratégiques établis par le collectif. Alors qu’il utilisait surtout (le devant de) la tête, on lui demande désormais d’utiliser (l’intérieur de) la tête. C’est pas clair?

Son rôle est prépondérant dans la bonne alliance des forces et des axes de poussée de tous les éléments qui constituent la mêlée. Véritable « pilier » de cette phase de conquête, le talonneur doit avoir une totale confiance en ses coéquipiers. En effet, de par son travail avec ses deux piliers, il a les deux mains prises par ses liaisons et se retrouve en position centrale lors de l’épreuve de force de la mêlée. En cas d’effondrement de l’édifice, il se retrouve la tête la première plantée dans le sol, en position d’autruche, mais pas la reine.

 

Mêlée

 

Par la technicité et la synchronisation de son lancer avec les blocs de saut en touche, il est aussi un maillon essentiel de la conquête dans ce secteur de jeu. Le talonneur se doit d’être précis et rigoureux. Mêlées et touches sont les phases essentielles de conquête du ballon, et dépendent en grande partie de la performance du numéro 2. La phase de touche est devenue beaucoup plus complexe qu’à l’époque: finis les bancs de sardine se battant pour la beuchigue (ballon en gascon), les organisations offensives et défensives des équipes sur ce secteur de jeu qu’est la touche sont de plus en plus sophistiquées. En pour ça, le talonneur doit être capable de s’adapter.

Mais aujourd’hui, le talonneur prend aussi une part importante dans le jeu de son équipe, en défense et en attaque. Il conduit souvent les mauls (ou ballons portés) de son équipe comme un fier camionneur au volant de son 35 tonnes.
En résumé, le talonneur est un des rouages essentiels de la mécanique d’une équipe. Pas de talonneur, pas de chocolat…ou je sais plus quoi…

talonneur Heguy FCG

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