Des regrets et des promesses

Que d’émotions au lendemain de la finale de la Coupe de France de hockey. Face à Rouen, les Brûleurs de Loups ont perdu, certes, mais ont prouvé qu’ils pouvaient rivaliser avec ce qu’il se fait de mieux en France. De bon augure à la veille d’un déplacement très important à Bordeaux, en championnat.

15h40, hier, à l’Accor Hotel Arena. Un tiers vient d’être joué entre Rouen et les Brûleurs de Loups. Les normands mènent déjà 2-0. La domination des jaunes et blancs est nette, Grenoble est en train de passer à côté de l’évènement. « On a été absents dans les 10 premières minutes, nous n’avions pas les jambes en début de match ». Edo Terglav, le coach grenoblois, est lucide à la fin de la rencontre. Car au retour des vestiaires, la physionomie de la rencontre va totalement changer. L’équipe va se transfigurer. Le déclic? La réduction du score de Petr Kalus à la 23ème minute. À partir de ce moment-là, les rôles vont s’inverser et c’est logiquement que Jordann Perret va égaliser à la 26ème.
Jusqu’à la fin, les Brûleurs vont faire douter les Dragons, marquant même un troisième but, finalement refusé, dans les dernières minutes. Si Jason Krog et Sacha Treille vont éteindre les espoirs grenoblois en toute fin de match, les deux derniers tiers montrent une chose: Grenoble peut faire trembler n’importe qui, une fois la confiance retrouvée. Car oui, portés par les Irréductibles et les T’Hockeys, le jeu des isérois s’est fluidifié après la réduction du score. Un jeu porté vers l’offensive, de nombreux lancers sur la cage du gardien rouennais Dany Sabourin… des ingrédients savoureux.

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Et à l’arrivée, les sentiments sont partagés. Car comme le rappelait Edo Terglav, « Grenoble a été la meilleure équipe pendant les 50 dernières minutes ». Dans les couloirs de l’Accor Hotel Arena, déception et sourires alternaient sur le visage des joueurs. Mais personne n’était abattu. Ce Grenoble-là a montré qu’il avait du répondant, et nous renvoie aux belles heures de la saison. Début octobre par exemple. Une époque où les BDL battaient facilement Amiens 7-4 avant d’aller s’imposer 5-1 à Angers.
Le match d’hier peut-il servir de déclic? Ce qui est sûr, c’est que les grenoblois, qui jouent demain à Bordeaux, auront encore à l’esprit le duel d’hier. Comme le rappelait Christophe Tartari en fin de rencontre, les Brûleurs devront « digérer, après être montés très haut en émotion ». S’il n’y a pas d’indigestion, un succès en Gironde est plus que jouable. Les Boxers, 10èmes du championnat, sont à l’agonie depuis quelques semaines, et restent sur cinq défaites consécutives. Loin d’être l’équipe à battre en début de saison, Bordeaux n’a plus gagné depuis un mois tout juste. C’est donc le bon moment pour les jouer. Si le 7-2 du match aller semble difficile, un succès grenoblois permettrait de conserver une bonne avance sur la terrible 9ème place, celle qui envoie en play-downs.

Et vous pourrez suivre Bordeaux-BDL, dès 20h10 en live radio sur lesportdauphinois.com

LSD